Fragment sur Rut h, éd. Achelis, p
C2 TUliOLOCIE DE SAINT HIPPOLYTE.
teur oppose au désintéressement des vrais chrétiens Tesprit simoniaque de quelques-uns, qui s'imaginent pouvoir acheter ou vendre la grâce ^. Insensés, qui n'ont point de part à espérer avec le Christ : comme ils traliquent du don divin, ils ne sont pas des économes fidèles, mais des marchands de Christ, et de nouveaux Judas. Cette page, dont chaque trait a son parallèle quelque part dans les écrits d'Hippolyte, porte en elle-même le cachet irrécusable de son authenticité; d'autre part il est évident qu'Hippolyte connaît très bien les faits dont il parle ; il y a grande apparence que ces faits sont les mêmes sur lesquels il reviendra dans les Philosophuiuena ; mais, bien que le contexte renferme une allusion à la justification baptismale, nous ne retrouvons pas la mention du second baptême, et cette accusation garde son caractère énigmatique. On sait, d'autre part, que l'assimilation des effets de la pénitence à ceux du baptême était courante, au troisième siècle ; Tertullien y recourt après Hermas^, et décrit longuement le parallélisme de la première et de la seconde rémission. Hippolyte lui-même mentionne ^ explicitement une seconde
1. Ibid., 12 : 01 fàp mazol Tipo; t6 eOaYysXiov ixpocsp/^ojxEvoi ôwpîàv -r/iv vcxpiv naç.à ©ew xtôvTat, où •/ç>T,[i.(xai toOto èlaYopàÇovxe; w; xivè; twv àçpdvwv vûv TOÛTO Tïoietv è7ti-/£tpoy<î'v, èauToî; xs xal toï; Xapiêàvouci xpit^a ôavâxou imœépo'vTe;..- "Ocot neipwvxai eixe àyopàî^civ eîxs tiwUïv, (ispo; (jiexà Xpidxoù l-/£tv où Sùvavxai, oùx oîxovôfxoi maxol, à)./à -/piaxEîxnopot -jTtdpxovxEç. — Le mot ypiox£(Anopoi peut être emprunté à la Didachè, 12, '>.
2. Voir Ilermas, Mandat., 4, 3; Tertullien, De paenltentia, 1. 9. 12; De pudicilia, 9 : Recuperabit igritur et apostata vestem priorem, indumentuni Spiritus Sancti, et annulum denuo, signaculurn lavacri ? —Cf. Théologie de Tertullien, p. 339 sqq.
3. l'hilosoph., 6, 41, p. 307, 15 : Mexà xô pàTixiaixa sxspov èTtaYyé/.Àovxat, ô xaXoùaiv àixoXùïpwfftv, xal èv xoùxe«> àvacxpiiovxe; y.axw; xoùç aùxot; îrapafjiévovxa; èit' Û.nloi xrj; àTioXuxpwCTEw;, w; Suva|i£vou; ae-.à xô à:ta| panxKjÔévxa!; TtaMv xyveïv àçÉfreo);... /iyoufft yàp xt çwvTi àpprixto, ÈTrixiOÉvxei; 7£îpa xw xr,v àiToXûxpwffiv XaSévxi... — Voilà incontestablemoiit la vraie notion du second baptême : un baptême après un autre, nsxà xo pâTixicaa sxepov.