‹ La théologie de saint HippolyteChapitre 77 sur 210 · LA QUESTION BAPTISMALE · texte numérisé non relu

LA QUESTION BAPTISMALE

rémission des péchés connue clans la secte du valentinien Marc sous le nom de second baptême^ ou encore de rédemption. Cet hérétique recruta beaucoup d'adhérents par la promesse de ce nouveau baptême, qui ne semble pas avoir comporté d'immersion, mais seulement une imposition des mains. Une telle indication ne paraîtra pas négligeable, au sujet d'un point aussi obscur que celui du second baptême reproché aux partisans de Galliste, et elle peut mettre sur la voie d'une solution, que nous proposerons, faute de mieux.

S'il avait eu à énoncer un grief précis et distinct, Hippolyte l'eût sans doute fait en plus de mots : ce laconisme n'est pas dans ses habitudes. Voici donc la solution à laquelle j'inclinerais : il ne s'agit point ici de baptême proprement dit, soit catholique, soit hérétique; mais avant de quitter le terrain moral où il s'est efforcé de porter de si rudes coups à son adversaire, Hippolyte lui lance un dernier trait : il résume sous une forme oratoire cette accusation de Icixisme qu'il a développée avec tant de virulence, et le second bctptême dont il s'agit n'est autre chose que la pénitence, à laquelle Calliste attachait une valeur illimitée, malgré les protestations de l'école rigoriste*. Ce langage est devenu obscur pour nous; il l'était moins pour les contemporains d'Hippolyte, accoutumés à voir dans la seconde pénitence le pendant exact du baptême, une seconde planche de salut offerte à l'àme qui faisait naufrage après sa conversion 2. Surtout il s'harmonise très

1. On se rappelle le mot d'Hippolyte, Philos., 9, 12, p. 443, 11 : IIpûToç Ta Ttpô; Tàç TiSovà; toi; àvOpwnoi; Guy/wp^''' ÈTTcvéYjffE, Xéytov itâffiv Ojt' aOtoù àfΣc'Jat âjxopTta;.

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