‹ La théologie de saint HippolyteChapitre 82 sur 210 · ÉPIPHANE · texte numérisé non relu

ÉPIPHANE

TEETCIiLIEX.

PHILASTRE.

Ilérodiens.

Hérodiens.

Ilérodiens.

Simon le Magicien.

Simon le Magicien.

Simon le Magicien.

Ménandre.

Ménandre.

Ménandre.

Saturnin.

Saturnin.

Saturnin.

Basilide.

Basilide.

Basilide.

Xicolaïtes.

Nicolaïtes.

Xicolaïtes (honorent Barbelo).

Gnostiques.

Barboriens (Barbelites;.

Ophites.

Caïnites.

Séthites.

Judaïtes,

Carpocrate.

Carpocrate.

Carpocrate.

Cérinthe.

Cérinthe.

Cérinthe.

Nazaréens.

Ebionites.

Ebionites.

Ebionites.

Yalentin.

^'alentin.

Yalentin.

Second.

Ptolémée.

Ptolémée.

Ptolémée.

Second.

Second.

Marc.

Héracléon.

Héracléon.

Colarbase.

Marc.

Marc.

Héracléon.

Colarbase.

Colarbase.

Ophites.

Caïnites.

Séthites.

Archontiques.

Cerdon.

Cerdon.

Cerdon.

Marcion.

Marcion.

Marcion.

Apelle.

Lucain (ou Lucien?).

Lucain (ou Lucien?)

Lucien (ou Lucain?).

Apelle.

Apelle.

Sévériens.

Tatien.

Tatien.

Tatien.

Encratites.

Cataphryges :

CaUphryges

Cataphryges.

Montanistes.

selon Proclus.

Tascodrugites.

Cataphrygcs selon Eschine.

Pépuziens.

Quintilliens.

Artotyrites.

LE SYNTAGMV.

ÉPirHAXE.

rSElDd- TEimUIEN.

PHILASTRE.

Quaitodécimans.

Aloges.

Adamiens.

Sampséons (Elchésaïtes).

Blaste.

Théodote.

Théodote.

Théodote.

De Patris et Filii substantia.

Melchisédôchiens.

Melchisédôchiens (Théodote II).

Melchisédôchiens.

Barde.sane.

Xoétiens.

Praxéas.

Noétiens.

Sabelliens Praxéens.

Valésiens.

— Hermogéniens.

Seleucus.

Cathares.

Ilermias.

Angéliques.

Prochanites (Herméonites).

ApostoIiqu(?s.

Floriens (Carpocratiens).

Sabellions.

Quartodécinians.

Origi'niens.

Chilionétites.

Paul de Samosate.

Aloges.

Manichéens.

Manichéens.

Hiérakites.

Patriciens.

Mélétiens.

Symmachiens.

Paul de Samosate.

Photin.

Ariens.

Ariens.

M. Harnack croit pouvoir préciser encore*, et affirmer que nous possédons, dans le Pseudo-Tertullien, la traduction d'un abrégé, composé par Hippolyte lui-même pour servir de conclusion à son livre : cet abrégé serait au Syntagina ce qu'est le dixième livre des Philosophumena à Tensemble de cet ouvrage. Epiphane aurait puisé dans le Syiitagma; Philastre, et probablement Photius,

i. Harnack, Chronologie der ACL, i, p. 2-^l-'223.

n'auraient connu que le résumé final. Hypothèse ingénieuse, qui se recommande de réelles analogies et a l'avantage d'expliquer d'une manière plausible ce nom de petit livre — (itSAtGap'.iv — , par lequel Photius désigne l'œuvre d'Hippolyte.

Il semble par ailleurs que le Syntagma était un livre d'une certaine étendue. Nous en possédons les pages relatives à l'hérésie de Noët, c'est-à-dire les dernières^. Si les trente-deux hérésies avaient été l'objet d'un développement aussi important, le Syntagma aurait eu l'étendue d'un fort volume in-octavo, plus du double des Philoso-

1. Que ces pages aient appartenu au Syntagma , cela résulte du témoignage du pape Gélase (492-496) qui, dans son écrit De duabus naturis in C /iris to, cite, en l'abrégeant, ^rfu. Noetum 18, sous ce titre : Hippolyti...in memoria haeresium, référence certaine au Syntagma (Texte de Gélase, éd. Thiel, 1, p. 535; reproduit par Lagarde dans son Hippolyte, p. 91). D'ailleurs VAdv. Noetum a conservé des traces du contexte d'où il fut arraché : c. 3, p. 45, 1 allusion à l'hérésie de Théodote; 8, p. 50, 14 : nâdai ToaaÙTat atpéffstç ; 11, p. 51, 20: Katà OOaXsvTÏvov xai xaxà Mapxiwva Kï)ptv66v T£ xal Ttàffav tyiv èxeîvwv oXuapiav. Ce fragment, malgré son tour homilétique, n'est donc pas précisément une homélie. La finale ressemble à celle des ouvi'ages connus d'Hippolyte. — Un autre fragment du Syntagma, contre les Quartodécimans, a été conservé par le Chronicon paschale, éd. Dindorf, p. 12. Reproduit dans l'éd. Lagarde. p. 01.

Sur le fragment Adv. Noetum, voir C. P. Caspari, Quellen zur Geschichle des Taufsymbols, 3, p. 399 sqq. Le texte nous en a été conservé par le cod. Vaticanus, 1431. fol. 300, sous ce titre: 'Ou.t),ta TTroX-jT&y àpxieiïiffKÔTtoy 'Pw[iyî; y.x\ {jLocpTupoç eî; Trjv aipeaiv Nor,Tûu Tivô;. C'est le ms. que lisait en ir)82 le cardinal Sirleto, et qui, d'après une lettre de ce cardinal au chanoine de Saint-André à Paris, contenait : Dionysii Alexandrini adversus Noetianos et Hippolyti martyris adversus Noetii haeresim, et contra Paulum Samosatenum opuscula. Mais ce renseignement est fort incorrect. L'hérésie de Paul de Samosate, postérieure d'un quart de siècle à la mort d'Hippolyte, ne put être combattue par lui; il s'agit ici de deux opuscules en tout, celui de Denj^s d'Alexandrie contre Paul de Samosate, et celui d'Hippolyte contre Noët. Ici ni ailleurs, on ne retrouve la trace d'un ouvrage d'ensemble d'Hippolyte contre les monarchiens. Voir P. Batiffol, L'abbaye de Rossano, Contribution à l'histoire de la Valicane, Paris, 1891, ]). 75-77.

LE SYNTACMA.

phumena. 11 est clair qu'en ce cas on n'en pourrait parler comme d'un petit livre. Mais peut-être s'est-on exagéré la portée de ce diminutif. L'hérésie de Noët occupait, dans la pensée d'Hippolyte, une place de choix. Hérésie actuelle, menaçante, elle méritait une réfutation détaillée; et sans doute ce n'est pas sans raison que l'auteur l'avait réservée pour la fin de son travail. Peut-être ne consacrait-il aux autres hérésies qu'une ^e^'^le assez rapide, avant d'arriver à celle-là; le Syntagma n'en était pas moins une œuvre une et harmonieuse. Si l'on écarte cette conception, il paraît naturel de recourir à l'hypothèse de M. Harnack '.

Nous avons dit plus haut ce que Tertullien, pour son traité Adv. Praxeam, doit à l'œuvre d'Hippolyte 2, Le Syntagma était destiné à exercer sur la littérature hérésiologique une influence dont témoignent le soin que mirent Epiphane et Philastre à le copier. L'ouvrage, plus ambitieux, qu'Hippolyte lui substitua bien des années plus tard devait, au contraire, tomber presque aussitôt dans l'oubli, pour n'être rendu à la lumière, contre toute prévision, qu'au milieu du dix-neuvième siècle.

1. D'autres préfèrent voir dans le fragment Adv. Xoelum le morceau lînal du livre contre Artémon (voir infr. J 3), et M. Bardenheuer reste attaché à cette opinion, Ah'L. 2, p. 514. Je me rends aux raisons contraires proposées par MM. Draeseke et Harnack, d'autant qu'une forte difficulté chronologique s'oppose à ce que ces pages contre Noët forment la finale d'un livre dirigé contre Artémon, beaucoup plus nouveau venu dans les rangs des hérétiques.

■2. Voir d'ailleurs, sur la dépendance de Tertullien à l'égard d'Hippolyte, Noeldechen, Terlullian widei^ Praxeas, dans Jahrbuch f. protest. Theolof/ie, t. 14, 1888, p. 576 sqq.

Page 1