‹ La théologie de saint HippolyteChapitre 92 sur 210 · Sur Simon · texte numérisé non relu

Sur Simon

'1. Sur Apelle, 7, 38; et sur Ilormogène, 8, 17.

LES l'UlLOSOPHUMENA, DOCVJMKNTATIOX. 93

obscurs sectaires, et que, selon sa coutume, il cite largement, présentent une particularité intéressante, mise en lumière pour la première fois par G. Salmon •. A les comparer soigneusement, on est frappé de Tair de famille qui les distingue : non seulement par l'allure générale du style traînant et alambiqué, qui tranche avec la manière générale d'IIippolyte, mais par des rencontres d'idées et de mots qu'on ne peut attribuer au hasard, ils semblent trahir l'unité de main, mais d'une main qui n'est pas celle du rédacteur principal. L'ingénieux auteur anglais qui, le premier, a donné un corps à ces observations, en a tiré cette conclusion inattendue, qu'Hippolyte pourrait bien avoir été victime d'une mystification-. Il a fait, sans aucun doute, des eiîorts sérieux pour se documenter ; mais où trouver les livres authentiques où les divers chefs de sectesavaient consigné leurs systèmes? Ces productions apocryphes circulaient sous le manteau, et ne les obtenait pas qui voulait. Quand Hippolyte fait allusion ^ aux arcanes des Pérates, aux arcanes des Ophites, nous sommes obligés d'admettre qu'il s'était mis en relations avec les adeptes de ces doctrines occultes, pour se faire livrer leurs secrets. Pareille enquête offrait, dans la pratique, de réelles difficultés, surtout pour un prêtre qui ne voulait pas compromettre son renom d'orthodoxie. Que tel sectaire converti ait livré à Hippolyte les livres dont il avait fait sa pâture, on le croira sans peine; mais que toute une bibliothèque hérétique ait conflué aux mains de l'auteur des

1. G. Salmon, The cross références in the Philosophumena ; dans Ucrmathena, 5, 1885, p. 389-402.

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