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poüvrwv À xai &moloyousévwr. — 1. “Orav indique non une hypothèse mais un fait : quoliescumque. — 2. "Elvn (indéterminé) « des Gentils », un païen quelconque. L’abstrait £8vn est pour le concret, comme il appert des pronoms masculins qui suivent : oùtou, oftivec. — 3. Düce ne peut signifier que « par les lumières naturelles », car la Loi dans tout le contexte n’est considérée que comme lumière surnaturelle. — 4. Tà +05 vépou nouïv (sousentendu épya ou Gtxxuwparæ) « remplir les préceptes de la Loi » sans indication de peu ou de beaucoup. Paul dit tà roÿ vépov et non pas tov véuv, parce que les Gentils n’observent pas la Loi, même en faisant ce que la Loi ordonne. —5. ‘Eavroïç eiot véuos, n'ayant pas de Loi (mosaïque) ils trouvent en eux-mêmes l'équivalent de la Loi; la raison en est donnée aussitôt (oïruwve:, quippe qui). — 6. Dans vo épyov toÿ véou, Épyov peut être actif ou passif. S’il est passif, comme le veulent la plupart des commentateurs, le sens sera « l'œuvre faite conformément à la Loi » (synonyme de +à rù vépov), mais on ne comprend pas comment cette œuvre peut être écrite dans le cœur ; s’il est actif, le sens sera « ce que la Loi fait » ; la Loi ayant pour but d'éclairer et de guider l’homme, le païen trouve cette lumière et cette direction (ro épyov toÿ véov) écrites dans son cœur. —7. L’Apôtre le prouve d’abord par le témoignage de la conscience, témoignage qui s’ajoute (ouvuaprupotons, en maintenant le sens propre de oûv) à la bonté ou à la malice objective de l’action. — 8. L’incise la plus importante du passage est la dernière. Plusieurs exégètes n’y voient qu’une paraphrase du témoignage de la conscience. La plupart y cherchent le verdict de la raison, en tant que distincte de la conscience. Mais ici ils se divisent. La majorité croit qu’il est question du même individu qui se juge luimême. Seulement le uetatù &\\f\wy, rapporté aux jugements d’un individu sur lui-même, est alors très difficile à expliquer. En effet, ou bien il s’agit de la même action sur laquelle les jugements individuels seraient en conflit, mais cette lutte et cette incertitude seraient plutôt contraires à l'existence de la conscience ; ou bien il s’agit de diverses actions dont les unes sont condamnées et les autres absoutes par le verdict intérieur, mais le peraëd &Nñkwv n’a plus alors de raison d’être. Mieux vaut donc entendre ces mots de divers individus qui se condamnent ou s’absolvent les uns les autres (ueraëd &\fAwv). De cette façon, la loi naturelle se prouve par la conscience et par la raison qui nous fait approuver ou blâmer nos semblables. — 9, On peut regarder les versets 14 et 15 comme une parenthèse. En ce cas, le v. 16 : « au jour où Dieu jugera », continuera le v. 13 : « ceux qui observent la Loi seront justifiés ». Si l'on trouve cette construction trop dure, on admettra que Paul reporte au jugement dernier ces verdicts que les hommes prononcent les uns sur les autres. — Cf. Quirmbach (cathol.), Die Lehre des heil. Paulus von der natürl. Gotleserkenntnis und dem natürl. Sittengesetz, Fribourg-en-B., 1906, p. 60-85. Klôpper, Das Sittengeselz der Heiden (dans Theol. Studien und Krit., 1867), Kähler, Auslegung von Kap. 21-16 im Rômerbrief (Ibid., 1874), Giesecke, Zur Eregese von Rôm. 21-16 (Jbid., 1886), ont spécialement traité ce point d’exégèse.
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Le plan du salut. — L'histoire de l'humanité avant le Christ se résume donc ainsi : « Tous, Juifs et Grecs, sont sous l’empire du péché. » Mais Paul, qui croit à une providence surnaturelle, ne nous laisse pas sous le coup de cette constatation désespérante. Il nous montre Dieu méditant des desseins de miséricorde et entrant en scène au moment où l'impuissance de la nature et de la Loi est bien manifeste.
Le plan du salut, dans l’idée de l’Apôtre, doit remplir trois conditions : être universel, ôter à l’homme tout sujet de s’enorgueillir et répondre aux données de la révélation mosaïque.
1. Il doit être universel comme la grâce et la miséricorde. C’est une conséquence du monothéisme. Puisqu'il n’y a qu’un seul Dieu, il est nécessairement le Dieu des Gentils aussi bien que le Dieu des Juifs'. D'autre part, il ne voit dans l’homme aucun motif de préférence : « Tous ont péché et se sentent privés de la gloire de Dieu ?. » Par suite, le temps des privilèges est passé et l'ère de l'égalité évangélique commence.
2. Il doit confondre l’orgueil de l’homme. Point de sentiment qui soit, aux yeux de Paul, plus déraisonnable, plus impie, plus injurieux à Dieu que la vaine gloire de l’homme en matière de salut. Dieu veut que nulle chair ne puisse se glorifier devant lui et il choisit la foi comme instrument de salut pour forcer l'homme à lui rendre grâce.
3. Enfin il doit être conforme à la révélation ancienne ou du moins ne lui être pas contraire {. Paul a un sentiment très vif de l'harmonie des deux Testaments dont l'un est la figure, la prophétie et la préparation de l’autre; et il est d’ailleurs
1. Rom. 329-380 : *H oudæiwv 6 Oedc pôvov; oùyi rai E0v@v; Noi xai EOvév etnep els 6 Oeôc, xTA.