Cor. 927; Rom. 818; Col
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comme la pensée de l'Esprit est vie et paix; car la pensée de la chair est la haïne de Dieu, n'étant pas soumise à la loi divine : ce dont elle est incapable. Aussi ceux qui sont dans la chair ne peuvent plaire à Dieu. Pour vous, vous n'êtes pas dans la chain mais dans l'esprit, puisque l'Esprit de Dieu habite en vous. » L'esprit s'éteint dans la mesure où la chair progresse; la chair recule dans la mesure où l'esprit triomphe; et cet antagonisme se poursuit sans trêve, jusqu’à la victoire définitive de l'esprit.
Car cette victoire est certaine du moment que l'Esprit de Dieu habite en nous. Nous n'avons pas reçu l'esprit de servitude mais l'esprit de filiation : ce quile prouve, c’est le nom de «Père» qui s'échappe de nos lèvres avec confiance et avec amour; c’est le témoignage que l’Esprit-Saint rend à notre esprit ; ce sont les aspirations, les saints désirs qu'il nous suggère?. Pour que cet hôte divin opère en nous les effets que promet sa présence et aboutisse à la destruction totale du corps de mort et de péché, il suffit de ne pas éteindre l'esprit et de nous livrer à sa conduite: De ce côté encore, notre espérance est assurée.
On objectera peut-être que l’Apôtre piétine sur place; qu’il met toujours aux prises, sous divers noms, les mêmes antagonistes; qu'abstraction faite de la Loi qui s’est glissée derrière le péché pour venir en aide à la chair, la lutte du bien et du mal, dans les chapitres v-vurr de l'Epiître aux Romains, se résout en ces trois antithèses dont les termes paraissent respectivement identiques :