‹ La théologie de Saint PaulChapitre 153 sur 630 · Rom · texte numérisé non relu

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3. Rom. 6!? (le péché régnant dans le corps); 723 (la loi du péché dans les membres); 815, etc. Le corps du péché (Rom. 66 : rà GœUX the dpaprlac), comparé au corps de mort (Rom. 724 : roÿ COLATOS Toù Üayvérou Toÿtou) et au corps charnel (Col. 211 : roù côparos viç capnés), doit aussi désigner le corps comme foyer principal de la concupiscence.

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pas victime! : il le regarde donc comme le foyer spécial du péché.

C’est que, si le désordre est général, il est plus apparent et même plus réel dans les appétits sensibles. Malgré sa dé- AE chéance, notre raison conserve toujours une certaine affinité NA avec Dieu et les choses de Dieu; elle est le siège de la cons- Ent cience; elle approuve la loi divine et nous en impose le joug. | Au contraire, les instincts sensuels sont sourds et aveugles ; au

lieu d'obéir, comme le voudrait l’ordre, ils n’aspirent qu'à commander; leur violence et leur brutalité désarçonnent la 2 raison; ils bouleversent de fond en comble l'harmonie de notre ve: nature; ils ont presque toujours leur part dans le déréglement

fi des facultés supérieures et cette part est prépondérante. T'ASTONR Mais, si l'on s’en tient là, l’explication est incomplète. Il faut remonter plus haut. L'origine et l'invasion du péché sont très __. clairement rapportées par saint Paul à la transgression, à la désobéissance d'Adam. La chair n’y joue aucun rôle. Mais le péché d'Adam nous est commun parce que nous sommes avec ” lui une même chair. À un moment donné toute chair a été concentrée en Adam. C’est parce que nous descendons de lui selon la chair que nous avons avec lui cette solidarité en vertu de laquelle son péché est le nôtre. Le fleuve de la vie humaine a été souillé à sa source et c’est par la propagation de la chair que la souillure se transmet de proche en proche. Comment cela peut-il se faire? Ce n'est plus du ressort de la théologie

biblique.

La chair et l’esprit. — C’est comme antidote à la puissance actuelle de la chair que Dieu nous confère l’Esprit-Saint. Nous prouverons ailleurs en étudiant la psychologie de saint Paul qu’il appelle esprit non seulement la troisième personne de la Trinité mais l'ensemble des dons, des propriétés et des grâces, en un mot la nature nouvelle que la présence de l’Esprit-Saint produit en nous. Entre ce principe nouveau et la chair, l’incompatibilité est absolue : « Ceux qui dépendent de la chair ont les pensées de la chair; ceux qui dépendent de l'Esprit ont les pensées de l'Esprit. Or la pensée de la chair c’est la mort,

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