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I. LES ERREURS COMBATTUES

Le souci de maintenir intact le dépôt de la foi est, avec les dispositions relatives à la hiérarchie ecclésiastique, le trait le plus saillant des Pastorales. L’Apôtre sent le besoin de garantir la parole de Dieu contre les attaques maladives d’une imagination sans frein et contre les atteintes malsaines d'une science sans règle. La vérité saine et forte servira d’antidote à ces doctrines pernicieuses qui se propagent comme une gangrène dans le corps de l'Église !. Ces métaphores médicales ont fait une si vive impression sur saint Paul qu'il les répète presque à chaque page, comme il lui arrive d’ordinaire pour toutes les idées qui se sont fortement emparées de son esprit.

Afin d'éviter les paralogismes où l’on est trop souvent tombé laissons d’abord parler les textes. Nous nous bornerons ensuite à tirer les conclusions que leur confrontation suggère. A Tite, l'Apôtre écrit en ces termes :

Erreurs signalées à Tite. — « Il y a, surtout parmi les circon-

1. 2 Tim. 217 : ‘O Adyos aùr@y &ç yéyypava vouñv Éte L'expression vouv Éyetv « s'étendre, se propager », est usitée pour le feu, les ulcères, les affections cancéreuses. Dans le même ordre d'idées, il est parlé de « saine doctrine » (à üytæivouox Gidaoxæhia, L Tim. 110; 2 Tim. 4; Tit. 1°; 21), de « paroles saines » (üyiivovrec A6yor, L Tim. 6%; A0Yos dy, 2 Tim. 113), de « personnes saines » dans la foi (Tit. 115; 2?), Ces figures étaient alors communes ; Xoyot dyrœivovres est de Philon, De Abraham, 38. Plutarque, De aud. poet. 4, a l'expression byrxivouour nepè ewv dE. La métaphore de la santé appelle naturellement celles de maladie, 1 Tim. 6* (vocüv), de souillure et d'infection, Tit. 115 (uepraguévor, memtavte). Une autre métaphore médicale remarquable est xexaurnptaouévor (ou xexavotnptacpévor) Tv idlav ouveiônoiv, L Tim. 42.

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