‹ La théologie de Saint PaulChapitre 24 sur 630 · COPY · texte numérisé non relu

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On verra de même que dans Rom. 95% la citation d’Isaïe 2816 est modifiée par le souvenir d’Isaïe 81*; que dans 1 Cor. 2, citant Is. 645, laddition xal ëni xapôiay &vipwmou oùx &véén est probablement occasionnée par la réminiscence d’Isaïe 6517 : 099 où pà ènélôn adr@v Emi xapdiœv.

Une citation exceptionnellement libre est Eph. 48-11, Ici les Septante, obscurs pour le sens, traduisent littéralement l’hébreu, Ps. 67 (68)19 : Éa6e: dépara Ev avôporw (ou &vôpouot:). Non seulement saint Paul change Ja personne mais il transforme ainsi le texte : Édwuey ôémata toic &vipwmots. Au lieu de recevoir le tribut des hommes, Dieu donne aux hommes ses présents. Serait-ce, ainsi qu’on l’a parfois supposé, en vertu d’un targum d'après lequel Dieu ne recevrait que pour rendre avec usure?

Enfin la citation suivante faite avec la formule régulière &:ù Aéye. ne se trouve pas dans l’Écriture. Eph. 514 :

Eyetpe, Ô xa0etôwv, xai &vaoTa ÊX TOY VEXpOY, nai énipaucet cot Ô Xptotéc.

Le texte biblique le plus voisin serait Is. 601 : Duritou, gwtitou (Vulgate, d’après l’hébreu ; Surge, illuminare), ‘’Ispoucadiu, fixer yép cou rù pc, xai n d6Ea Kupiou Eni oè ävarétahxev. Mais est-il possible d'admettre. une citation si libre, même en supposant que l’Apôtre à été influencé par le souvenir de Is. 9, 261% et 521? Saint Jérôme qui avait cherché en vain ce texte dans l’Écriture (omnes editiones veterum Scripturarum ipsaque Hebræorum volumina eventilans nunquam hoc scriptum reperi) émet l'hypothèse qu’il est emprunté à quelque apocryphe. Mais le mot à Xptotéç s’y oppose et d’ailleurs saint Paul ne citerait pas un apocryphe avec la formule &tè Xéye:. D'un autre côté le ton rythmé du morceau a fait conjecturer que l’Apôtre reproduit un fragment liturgique s’inspirant des passages d’Isaïe signalés ci-dessus. On trouvera dans 1 Tim. 316 un cas analogue mais sans la formule de citation, bien que le contexte suggère l’idée d’une citation.

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