I. Préceptes généraux de morale sociale (XII-XIII
1. Devoirs réciproques des chrétiens comme membres du corps mystique. — Ayant énoncé en passant les deux principes de la morale chrétienne : la nature nouvelle source de nouvelles obligations et la volonté de Dieu manifestée dans l'Évangile (XII, 1-2), l’Apôtre rappelle brièvement sa théorie du corps mystique, plus longuement exposée aux Corinthiens. Membres d’un seul corps, nous sommes membres les uns des autres (3-5), avec différentes fonctions en rapport avec les différents charismes qui sont tous pour le bien commun (6-8). Les devoirs qui en découlent peuvent se résumer d’un
mot : charité fraternelle (9-10); les applications immédiates sont : s’oublier soi-même (11-12), se faire tout à tous (13-16), rendre le bien pour le mal (17-21).
2. Devoirs envers l'autorité. — L'autorité vient de Dieu (XIII, L); lui résister, c’est résister à Dieu même (2) et s’exposer au juste châtiment du prince qui ne porte pas en vain le glaive (3-4). La conscience et la crainte nous prêchent également la soumission (5). Payons donc le tribut au souverain, comme au représentant de Dieu, et, en général, donnons à chacun ce qui lui est dû (6-7).
3. Le précepte de la charité, abrégé de nos devoirs sociaux. — La seule dette du chrétien, c’est la charité (8). Tous les commandements aboutissent à ce précepte et, en ce sens, on peut dire que la charité est l’accomplissement de toute la Loi (9-10). — Le temps presse; le jour vient; fuyons les ténèbres; revêtons le Christ (11-14).