‹ La théologie de Saint PaulChapitre 284 sur 630 · DEUXIÈME QUESTION · texte numérisé non relu

DEUXIÈME QUESTION

Les victimes immolées aux idoles (VIII-X).

1. Principes généraux. — En matière de conduite, la science théorique ne suffit pas; il faut une science qui s'inspire de la charité

(VIII, 13). En soi l’idolothyte n’est rien (4), puisqu'il n'y a qu’un

seul Dieu au domaine duquel on ne peut rien soustraire (5-6). Mais il y a des consciences mal formées pour qui l’idolothyte est intrinsè-quement impur (7) et il faut éviter de les scandaliser (8-10). Car le scandale tue un frère pour lequel est mort le Christ (11); il s'attaque donc au Christ lui-même (12). A Dieu ne plaise que je scandalise mon frère pour un morceau de viande (13)!

2. Exemple de Paul. — Il est apôtre à l’égal des Douze (IX; 1)ser il est sans conteste l’apôtre des Corinthiens (2); il pourrait donc vivre aux dépens des fidèles (3-4) et se faire servir par une femme chrétienne comme les autres apôtres (5-6). Tout travailleur vit aux frais de celui qui l’emploie (7) et la Loi mosaïque défend de museler le bœuf qui dépique le blé (8-11). Paul renonce à ses droits pour ne pas mettre obstacle à sa prédication (12). Il sait que sous l’ancienne Loi, comme sous l'Évangile, le ministre de l'autel vit de l'autel (13-14). Mais sa gloire, à laquelle il tient plus qu’à la vie, est de prècher gratuitement l'Évangile (15-18). C'est pourquoi il se fait tout à tous pour les gagner à Jésus-Christ (19-23). Comme les lutteurs du stade, soutenus par l'espoir de la palme, il embrasse tous les renon cements pour ne pas être frustré du prix (24-27).

3. Mise en garde contre des actes idolâtriques. — Les Hébreux, providentiellement sauvés d'Égypte (X, 1-2), nourris et abreuvés miraculeusement (3-4), offensèrent Dieu et périrent dans le désert (5). Cela nous enseigne à craindre la concupiscence (6), à fuir l’idolâtrie dont ils se rendirent coupables (7-8), à ne pas tenter le Christ, à ne pas murmurer comme eux (9-10). Tout cela leur arrivait en

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figure et a été écrit pour notre instruction (11). Que chacun veille sur soi (12) et compte sur l’aide de Dieu (13).

4. Solution pratique des cas proposés. — Tout acte d’idolâtrie est illicite; or le banquet sacré en l’honneur des faux dieux est un acte d’idolâtrie, car c’est une communion à l'idolothyte et une union avec l’idole (14-22). — Pour le reste, il faut tenir compte de l’édification (23-24). On peut acheter sans scrupule tout ce qui se vend au marché et accepter sans inquiétude les invitations des infidèles (25-27). Mais si un mets est signalé comme ayant été offert aux idoles, il convient de s’en abstenir pour ne pas scandaliser les assistants (28-30). — Chercher en tout la gloire de Dieu et le profit spirituel du prochain (31-33) : telle est la lecon qu’enseigne l’exemple de Paul et de notre commun modèle, le Christ (XI, 1).

TROISIÈME QUESTION Le voile des femmes (XI, 3-16).

1. Raison mystique. — Il faut que le rapport de subordination qui existe entre la femme et l’homme se traduise en acte dans les assemblées religieuses : l’homme montrera son autorité en priant tête nue; la femme, sa soumission en priant voilée (3-5). La femme a été tirée de l’homme et créée pour l’homme (7-9) : elle doit porter devant les anges le signe de cette dépendance (10), qui n’est pas sans compensation puisque l’homme a besoin de la femme et naît de la femme (11-12). — 2. Convenance naturelle. La longue chevelure, sorte de voile naturel, est un indice du vœu de la nature que la

femme reste voilée (13-15). — 3. Pratique des églises. Tel est d’ail-

leurs l’usage partout : cet argument tranche la question (16).

QUATRIÈME QUESTION L’agape et l’eucharistie (XI, 17-34).

1. L'agape. — L’Apôtre a été informé de divers abus (XI, 17). On forme à l’église des groupes séparés, des schismes (18-19); il y a des repas distincts, avec un manque de retenue et une inégalité choquante, qui font ressembler cette cérémonie à un banquet profane et qui méritent un blâme énergique (20-22).

2. L'eucharistie. — Qu'ils se souviennent de l'institution de l’eucharistie, que Paul leur a transmise comme il l’a reçue lui-même du Seigneur (23). Jésus bénit et distribue le pain et le calice consacrés en recommandant de renouveler cet acte en souvenir de sa mort (24-26). Manger ce pain ou boire ce calice sans les dispositions vou-

lues, c’est se rendre coupable du corps et du sang du Sauveur (27). I1 faut donc s’éprouver d’avance pour ne pas manger et boire son propre jugement (28-29). Les morts, les maladies si fréquentes parmi les chrétiens de Corinthe sont des avertissements de Dieu dont ils doivent profiter, s’ils veulent échapper à la condamnation (30-32).

3. Décision pratique. — S’attendre les uns les autres et ne pas . aller à l’église pour assouvir sa faim. Les autres points seront réglés au retour de l’Apôtre (33-34).

CINQUIÈME QUESTION Les charismes (XII-XIV).

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