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SECONDE PARTIE LES CAS DE CONSCIENCE

PREMIÈRE QUESTION Mariage et célibat (VII).

En principe, il est mieux de s'abstenir des rapports sexuels, mais le péril d’incontinence vient modifier ce principe (VII, 1).

1. Rapports conjugaux. — Ils sont à conseiller pour obvier au danger d’impureté (2); ils sont obligatoires pour remplir le devoir conjugal (3), car chacun des époux appartient à son conjoint (4). Mais l’abstention est licite si elle a lieu : a) d’un commun accord, b) pour une fin honnête, c) pour un temps limité (5). L’Apôtre, en permettant les rapports conjugaux, ne les impose point (6); il souhaite au contraire à tout le monde le don de continence (7).

2. Indissolubilité du mariage. — Moins parfait que le célibat, le mariage est néanmoins à conseiller pour éviter l’incontinence (8-9). Le Seigneur l’a institué absolument indissoluble et aucun des conjoints ne peut répudier l’autre. Que s’ils viennent à se séparer, il leur est interdit de contracter un nouveau mariage (10-11).

3. Privilège de Paul. — Le mariage contracté dans l’infidélité persévère quand l’un des conjoints embrasse la foi (12-14); mais si la partie infidèle se sépare, le fidèle redevient libre et peut user sans scrupule de sa liberté (16). Cela ne déroge pas au principe général de rester dans l’état où l’on était quand on a reçu l'Évangile (17). Circoncis ou incirconcis, qu'importe! (18-20). Esclave ou homme libre, tout est égal au point de vue chrétien (21-23). En un mot que chacun reste au poste où la foi l’a trouvé (24).

4. Excellence de la virginité. — Le principe général s’applique aux personnes non mariées des deux sexes (26-27). Ce n’est pas que le mariage ne soit parfaitement licite, mais il expose aux tribulations de la chaïr (28). La figure de ce monde passe; il faut user du monde sans s’y attacher (2931). Paul voudrait que ses néophytes fussent sans sollicitude (32) : c’est l'avantage de la vierge et du célibataire qui ne pensent qu'aux choses de Dieu, tandis que les gens mariés sont tiraillés par mille soucis terrestres (33-34). Paul en parlant

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ainsi ne songe qu’à éloigner les obstacles qui entravent l'exercice de la piété (35). — Si quelqu'un craint le déshonneur pour la vierge dont il a la charge et qu'il juge à propos de la marier, il peut le faire sans péché (36-37). Toutes choses égales d’ailleurs, le père qui marie sa fille agit bien; en la gardant vierge, il agit mieux (38). 5. L'état de veuvage.— À la mort de son mari, la femme est libre de se remarier, pourvu que ce soit à un chrétien (39). Paul est d’avis qu’elle sera plus heureuse en restant veuve et il est sûr que son

avis est conforme à l'esprit de Dieu (40).

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