PREMIÈRE PARTIE
LA LIBERTÉ CHRÉTIENNE ÉTABLIE PAR L'HISTOIRE ([-Il).
1. Par la prédication constante et autorisée de Paul. — L’Apôtre s'étonne que les Galates oublient si vite son évangile (1, 6-7) et pro.
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nonce l’anathème contre quiconque en enseignerait un autre (8 9). Il fait entendre qu'on le calomnie en prétendant qu'il eut jadis plus de condescendance (10-11). Son évangile ne s’accommode pas aux désirs des hommes, parce qu’il vient de Dieu (11-12). En effet Paul, persécuteur farouche (13), pharisien fanatique (14), fut un jour éclairé subitement par le Fils de Dieu et reçut mission de le prêcher aux Gentils (15-16). Au lieu d’aller à Jérusalem s’instruire auprès de ses devanciers, il se retira en Arabie (17). Après trois ans, il vint voir Pierre, mais ne resta chez lui que quinze jours (18-20). Il vécut ensuite sans rapports avec les chrétiens de Judée (21-22) qui n’apprirent que par oui-dire sa conversion et son apostolat (23-24).
2. Par la sanction que les grands apôtres donnèrent à l'évangile de Paul. — Paul leur exposa en particulier l’évangile qu’il prêche aux Gentils et dont le premier article est l’exemption de la Loi mosaique (11,1-2). Ils l’approuvèrent et ne l’obligèrent pas à circoncire Tite (3-5). Bien plus, les colonnes de l’Église, Jacques, Pierre et Jean, reconnurent expressément sa mission, lui tendirent la main en signe d’alliance et partagèrent avec lui le champ de l’apostolat, en lui recommandant seulement les pauvres de Jérusalem (6-10). -
3. Par le conflit d'Antioche. — Comme Pierre, par crainte des judaïsants, s’éloignait des Gentils convertis qui n’observaient pas la Loi, Paul le reprit publiquement (11-14) et lui exposa devant tout le monde les raisons qui militent en faveur de la liberté chrétienne, raisons acceptées par le chef des apôtres (15-21).