‹ La théologie de Saint PaulChapitre 302 sur 630 · PREMIÈRE PARTIE SURÉMINENTE DIGNITÉ DU CHRIST (1-II · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE SURÉMINENTE DIGNITÉ DU CHRIST (1-II

1. Le plérome du Christ (1, 3-23). — Après une action de grâces, où il mêle un éloge délicat des Colossiens (I, 3-8), Paul leur souhaite une connaissance de plus en plus claire de la vérité évangélique avec une conduite en rapport avec ces lumières (9-11), pour honorer comme ils le doivent le Fils de Dieu qui les a appelés à son royaume (12-14). — Ce Fils est, dans sa vie divine, l’image de l’Invisible, le premier-né de la création, la cause exemplaire et efficiente de toutes les créatures (15-16).— Comme homme, il est chef de l'Église et premier-né des morts (18); il possède la plénitude (19). Par son sang il pacifie tout (20); il réconcilie à Dieu les Gentils (21) et les destine à la sainteté (22), pourvu qu'ils persévèrent dans la foi (23).

2. Paul est spécialement chargé d'annoncer ce mystère (I, 24-IT, 3). — Il complète la passion du Christ (24), pour avoir préché le mystère de l’incorporation des Gentils au corps mystique (25-27). Il ne manquera point à son mandat (28-29). Puissent les Colossiens pénétrer de plus en plus la profondeur de ce mystère (II, 1-3)!

3. Eviter les erreurs contraires à la dignité du Christ (II, 4-23). — Présent en esprit au milieu des néophytes (4-5), Paul les supplie de s’ancrer dans la foi (6-7) et de se défier d’une philosophie sophistique, invention humaine, désavouée du Christ (8). En Lui, réside corporellement la plénitude de la divinité (9) et nous participons à sa plénitude (10) ; en Lui, nous recevons la circoncision du cœur (11); en Lui, nous mourons et vivons mystiquement (12-13) arrachés au péché, à la Loi et aux puissances hostiles (13-15). — Donc, plus d’observances légales et figuratives (16-17) ; plus de médiateurs imaginaires qui nous éloignent du Christ (18-19). Morts dans le Christ (20), renonçons aux dévotions arbitraires qui ne font qu'engraisser la chair (21-23).

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