‹ La théologie de Saint PaulChapitre 317 sur 630 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

L'EXCELLENCE DU CHRISTIANISME PROUVÉE PAR CELLE DE SON MÉDIATEUR (I-X, 17).

Premier contraste. — La personne du Christ et les autres médiateurs (I-IV).

1. Le Christ et les anges. — A) La différence essentielle est dans le nom qu'ils portent (I, 4) : le Christ est le Fils (4-6), les anges sont des serviteurs (7); le Christ est roi, éternel, immuable, créateur, Dieu (8-13), les anges sont au service des élus (14). — B) Application morale : Si les violateurs de la Loi promulguée par les anges furent si sévèrement punis, quel sera le sort de ceux qui méprisent le message du Fils (IT, 1-4)? — Dieu a mis toutes choses sous les pieds du Christ (5-7), mais en le faisant passer par une phase transitoire d’abaissement (8-9), car il convenait que l’auteur du salut füt en tout semblable à ses frères (10-13), qu’il leur apprit à affronter la mort (14-15) et qu’il devint par l'épreuve pontife accompli (16-18).

9. Le Christ et Moïse. — A) Ils ont cela de commun qu'ils furent fidèles à leur mandat (II, 1-2); mais Moïse le fut comme membre de la maison de Dieu que le Christ a fondée (3-5), il le fut à titre de serviteur et le Christ à titre de Fils (6). — B) Application morale : Le Psalmiste nous exhorte à ne pas endurcir nos cœurs (7-15), comme le firent, à la voix de Moïse, les Hébreux exclus pour ce fait de la terre de promission (16-19). Nous aussi, nous sommes appelés au repos du Seigneur (IV, 1-10); ne nous en fermons pas l'entrée par l'infidélité ; notre pontife est capable de nous y conduire (11-16).

Deuxième contraste. — Le sacerdoce du Christ et le sacerdoce lévitique (V-VIII).

1. Le Christ pontife. — A) Définition du pontife appliquée au Christ : Représentant des hommes auprès de Dieu (V, 1), secourable aux malheureux par le sentiment de sa propre faiblesse (2), le grand-prêtre doit offrir des victimes expiatoires (3) et ne peut assumer cette charge sans vocation divine (4). — Le Christ est appelé de Dieu au sacerdoce (5-6), il a été soumis à l'épreuve et a appris l’obéissance dans la douleur (7-8). Ce qui le distingue des autres, c’est

qu’il est prêtre pour l'éternité selon l’ordre de Melchisédec (9-10) — B) Digression parénétique : L'auteur se plaint que les Hébreux

aient encore besoin du lait des enfants quand ils devraient être capables de supporter l'aliment des hommes faits (11-14). Néanmoins il ne reviendra point aux articles élémentaires de la foi (VI, 1-3), caril est impossible de préparer de nouveau à la pénitence les chrétiens sciemment et délibérément incrédules (4-6), semblables à une terre stérile qui boiten vain la rosée du ciel (7-8). Malgré ces paroles sévères, il est plein de confiance en eux (9-42); car Dieu a promis par serment à Abraham de bénir sa postérité spirituelle (13-20).

2. Pontife selon l’ordre de Melchisédec. — A) Melchisédec est le type du Christ, comme le montre l'Écriture (VII, 1-3). Ce personnage bénit Abraham qui lui paya la dîme : il est donc doublement supérieur au grand patriarche et, à plus forte raison, aux fils de Lévi (4-10). Combien plus le sacerdoce du Christ, prêtre selon l'ordre de Melchisédec, sera-t-il supérieur au sacerdoce lévitique (11-19)! A la différence du sacerdoce antérieur, Jésus-Christ est établi prêtre par serment et il l’est pour l’éternité (20-28). — B) Conclusion théologique : Nous avons un pontife accompli qui remplace l’ancien sacerdoce (IX, 1-7). Mais la translation du sacerdoce emporte le transfert de l'alliance, selon la prophétie de Jérémie (8-13).

Troisième contraste, — Le sacrifice du Christ et celui d’Aaron (IX-X, 17).

1. Typologie du tabernacle. — Description du tabernacle (IX, 1-6) avec ses deux parties, dont l’une était réservée au grand-prêtre offrant le sang de l’expiation, pour signifier que l’accès auprès de Dieu n’était pas libre encore (7-10). Le Christ pontife l’ouvre par son sang à tous les vrais adorateurs de Dieu (11-14). C’est pourquoi il est le médiateur de la nouvelle alliance qu’il scelle dans son sang (15-1 M}

2. Le sacrifice de l'alliance. — La première fut ratifiée par le sang des animaux (18-22); la nouvelle, par le sang du pontife (23).

3. Le sacrifice de l'expiation. — Ce sacrifice n’était que le renouvellement annuel du sacrifice de l'alliance dont le temps neutralisait l'effet. I1 devait se répéter chaque année : celui du Christ est nécessairement unique (24-98). — Il n'avait qu'une vertu restreinte : celui du Christ, possédant une valeur infinie (X, 1-10), est capable de consommer à jamais ceux pour lesquels il est offert (11-18).

SECONDE PARTIE

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