‹ La théologie de Saint PaulChapitre 432 sur 630 · Joan. 2017 : &raBaivw mods. Oecôv pou xai Ocdv uv · texte numérisé non relu

Joan. 2017 : &raBaivw mods. Oecôv pou xai Ocdv uv

7. Paroles de Satan à Jésus (Mat. 4%; Luc. 4); démoniaques de Gadara (Mat. 829; Marc. 57; Luc. 828).

8. D'après Mat. 2754 et Marc. 1559, le centurion dit : « Vraiment cet homme

était füs de Dieu » (viès sans article); d'après Luc. 2347 : « Certainemen t c'était un homme juste. » On peut rapprocher le défi des bourreaux (Mat. 2740) et la question de Pilate (Mat. 2668 ;: Luc. 2210).

9. Mat. 1616 : « Vous êtes le Christ, le Fils du Dieu vivant. » Ces derniers, mots « le Fils du Dieu vivant » sont omis par Marc. 8°? et Luc. 920, comme s'ils étaient virtuellement compris dans la dénomination de « Christ » ou « Messie ». Dans une autre circonstance, un groupe de disciples dit à Jésus : « En vérité vous êtes le Fils de Dieu » (Mat. 1455). Comparez la question de saint Jean-Baptiste (Mat. 436; Luc. 45°?)

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paraît également rester sur le terrain de l’Ancien Testament !. Sans doute il est évident, même chez les Synoptiques, que Jésus n’est pas wn fils comme les autres, qu'il est le Fils par excellence, qu'il existe donc entre lui et le Père une relation spéciale et l’on est en droit de conclure que cette relation unique en son genre est d'ordre surhumain. Ainsi Jésus ne confond jamais sa position à l’égard du Père céleste avec celle de ses disciples, il leur apprend à dire « notre Père », mais pour lui ildit « mon Père et votre Père »; jamais il ne dit « notre Père » en parlant de lui et d’eux tout ensemble?. Il] a soin de se mettre dans une classe à part entre le Père et les plus hautes des créatures : « Quant à ce jour et à cette heure nul ne les connaït, ni les anges du ciel, ni le Fils, si ce n’est le Père. » Par ses actes et ses paroles, il montre que sa filiation est transcendante; et les Juifs l’entendent bien de la sorte puisqu'ils l’accusent de blasphème pour s’être proclamé Fils de Dieu#. Toutefois, à s’en tenir aux seuls Synoptiques, on peut se demander si le titre de Fils donné au Christ s’applique directement à son être préexistant ou à ses fonctions messianiques et c’est un fait qu’il n’est point appelé Fils de Dieu par les Synoptiques eux-mêmes si, comme plusieurs le soutiennent, les mots vioi Ocoù sont interpolés dans le titre du second Évangiles.

Avec saint Paul — comme avec saint Jean et l’auteur de l’Épitre aux Hébreux — le doute n’est pas possible. La qualité de Fils se rapporte clairement à la préexistence : « Quand vint la plénitude destemps Dieu envoya son Fils6… Dieu, envoyant son Fils dans la ressemblance de la chair de péché et pour le péché, condamna le péché dans la chair 7. » Il ne le constitue pas Fils en l’envoyant — ce qui est absurde — il l'envoie parce qu'il est Fils. C’est /e Fils par antonomase, ou encore /e Fils de Dieu, son propre Fils, le

1. Baptême (Mat. 317; Marc. 111; Luc. 822); transfiguration (Mat. 17° ; Marc. 97; Luc. 955). Ces textes sont à rapprocher de Ps. 27 et Is. 421.

2. Comparez d'un côté Luc. 22%; 244; Mat. 10%; Marc. 88, de l'autre Mat. 6%; 711; Luc. 1232; 1118, — Tenir compte de la parabole des Vignerons qui montre qu'il n'y a qu'un Fils (Marc. 12%; Mat. 2157; Luc. 2015) et des paroles de l’archange à Marie, Luc. 155 : « Il sera appelé Fils de Dieu ».

3. Marc. 1332, — 4, Mat. 2743, — 5. Marc. 11. — 6. Gal. 44. — 7. Rom. 85.

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