Rom. 829. — 3. Contra Celsum, 1, 49 (XI
4. Que dans la Vie d'Adam et d'Éve, 42 (Kautzsch, Die Pseudepigraphen des A. T., Tubingue, 1900, p. 520), le passage relatif au Christ, Fils de Dieu, ait été interpolé par une main chrétienne, c’est ce dont il est impossible de douter. Quant à l'unique texte du livre d'Énoch, av, 2 (Ibid. p. 308), où il est question du Fils de Dieu, il a été pareillement arrangé et retouché. Dalman et beaucoup d’autres regardent le morceau comme une addition chrétienne. La seule autorité est donc 4 Esdras, x111, 32 (Et tunc
par le langage des auteurs sacrés. Pour ces derniers, le Messie est bien le Fils de Dieu, maisle nom de Filsde Dieu n’équivaut pas à la qualité de Messie. Et cela est encore plus vrai de saint Paul, celui de tous qui met le moins en relief la messianité de Jésus. Paul traite l'appellation de « Christ » comme un nom propre, sans s'arrêter jamais au sens étymologique, qui avait peu d'importance pour ses lecteurs. Le mot de passe de son orthodoxie, l’abrégé de son symbole, n’est pas : « Jésus est le Christ », c’est-à-dire le Messie, mais bien : « Jésus est le Seigneur ». Aussi, loin d'établir une identité entre le nom de Christ et celui de Fils de Dieu, il n'indique même pas une connexion entre ces deux termes. À plus forte raison n’enseigne-t-il pas ce que certains exégètes lui imputent trop légèrement que Jésus acquiert à la fois, au moment de la résurrection, sa seigneurie universelle, sa dignité messianique et sa filiation divine.
L'Esprit du Fils. — Le caractère personnel du Saint-Esprit n'apparait pas encore dans l’Ancien Testament. On a pu se demander si, au début de la Genèse, l'esprit de Dieu désigne le souffle du vent ou une activité divine et l’on s’est posé la même question pour l’esprit qui ranime et renouvelle la face de la terre !. Mais les concepts s’épurent à mesure que la révélation progresse et l'Esprit de Dieu se dégage de plus en plus de tout alliage matériel. Aucune confusion n’est possible pour l'inspirateur des prophètes et le sanctificateur des justes?. Dans
revelabitur filius meus), 37 (Ipse autem filius meus arguet, etc.), 52 (Sic non poterit quisquam super terram videre fillum meum). Pour 4 Esdras, xIv, 9 voir Kautzsch (Jbid. p. 398) : la version latine est toute différente. Il y a encore 4 Esdras, vi, 28 (Revelabitur filius meuüs Jesus), 29 (Et erit post annos hos et morietur filius meus Christus); mais le verset 28 est interpolé, comme on le voit par les variantes des autres versions : mon fils le Messie (syr.), mon Messie (éthiop.), le Messie de Dieu (armén.), le Messie (arabe). On peut ajouter Psalm. Salom. XV11, 23 : de, xôpre, xai avéotnoov adrotc Toy Baouléa aTov viov Aavid…. toù Baotheüoar éni ’Iopañ) naiôx oov. Dans 4 Esdras Dieu parle du Messie son Fils (Ps. 27), sans que le Messie soit appelé Fils de Dieu, ce qui est bien différent. — Dans ces conditions on ne peut que souscrire à la conclusion de Stanton (The Jewish and the Christian Messiah, Édimbourg, 1886, p. 288) : «It [le nom de Fils de Dieu] could not with them be a mere title of Messiahship ».