Gen. 12; Ps
2. Sam. 1010; 116; 1920-28 etc. — Os. 97 (NAUT WIN, nvevparopépog, vir Spirilus). — Is. 111-8 : int nm est encore ici du féminin, comme son sym-
bole matériel, ce qui prouve que la personnification n’est pas complète.
le Nouveau Testament, l'Esprit ne revêt guère d'image sensible que par allusion aux prophéties antiques. Même au jour de la Pentecôte, où il se manifeste dans le feu et la tempête, saint Luc ne parle que de langues pareilles au feu et d’un fracas comparable à celui de l'ouragan. Son emblème spécial sera plutôt désormais l’eau jaillissante?.
Saint Paul le met volontiers en rapport avec la partie immatérielle de l’homme et en opposition relative avec le Fils et le Père. L'Esprit est envoyé par le Père et il est envoyé par le Fils; il est donné par le Père et il est donné par le Fils; c’est l'Esprit du Père et c’est l'Esprit du Fils5. On en déduit avec raison la personnalité distincte de l’Esprit-Saint et sa procession simultanée du Fils et du Père. Bien qu'il ne reçoive jamais le nom de Dieu, il en a les attributs. La grâce, œuvre divine par excellence, dérive du Saint-Esprit aussi bien que du Père et du Fils. L'opération de l'Esprit est aussi l'opération du Christ et l'opération du Père. Les fidèles sont appelés indifféremment les temples de l'Esprit-Saint et les temples de Dieu5. Le Père, le Fils et le Saint-Esprit sont insé parablement unis dans la collation du baptème et ils habitent conjointement dans l'âme des justes6. Nul n’est agréable à Dieu sil n’est mu par l'Esprit de Dieu? et le plus grand malheur d’un chrétien serait de contrister l’Esprit8, sans lequel il est incapable de tout bien surnaturel. Ces textes à eux seuls prouvent-ils invinciblement que l’Esprit-Saint est Dieu, qu’il est un être personnel et non un attribut divin personnifié * ? En tout cas, il ne faut pas les prendre à l’état
1. Act. 223. — 2. Joan. 758-59; Act. 217-18 (citation de Joël, 228),
3, Esprit de Dieu (Rom. 8°-14; 1 Cor. 21! etc.); Esprit du Christ (Rom. 8°; 2 Cor. 317 etc.). Donné ou envoyé par Dieu (1 Thess. 48; 1 Cor. 212: 2 Cor. 122; 56.