‹ La théologie de Saint PaulChapitre 447 sur 630 · Phil. 26-17, Voir la note Ke, p. 239 et t. I, p · texte numérisé non relu

Phil. 26-17, Voir la note Ke, p. 239 et t. I, p

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mes, Luther pensait que les prédicats attribués à l'unique personne du Christ, en raison de la nature divine ou de la nature humaine, étaient des propriétés réelles de chacune de ces deux natures et que l'humanité du Christ, en tant qu'humanité, devait donc posséder la toute-puissance, l’omniscience, l’ubiquité. Ses sectateurs n’adoptèrent que la moitié de cetteextravagante doctrine ; n’osant point attribuer les propriétés humaines à la divinité du Christ, ils continuèrent toutefois à doter son humanité des propriétés divines. Encore, au sujet de ces dernières, y eut-il schisme : suivant les uns, l'humanité du Christ les possédait de fait, mais en les cachant (xp5ts) ; selon les autres, elle les possédait en droit, mais elle s’en était volontairement dépouillée (xévwctg).

Il est certain que l'humanité du Christ est soumise à des. limitations. Il y a d’abord les limitations méfaphysiques. L'humanité du Christ est créée et partant finie : infinie en dignité comme unie hypostatiquement à une personne divine, mais finie dans son essence et douée d’une perfection qui n'épuise pas toute la puissance de Dieu. IL y a aussi les limitations d'ordre économique, concernant le rôle et l'office de rédempteur. Le Christ devait souffrir et mourir avant d'entrer dans la gloire et conquérir par son mérite une exaltation qui lui appartenait par droit de naissance. Il peut y avoir encore les limitations volontaires. N'oublions pas que l’union hypostatique n’influe point directement sur la nature humaine du Christ. Elle pourrait n’apporter aucun changement physique au corps, à l'âme, aux facultés intellectuelles de l'humanité sainte. Le Christ a spontanément renoncé, pour son existence terrestre, aux honneurs divins qui lui étaient dus. N’a-t-1l pas porté le renoncement au delà des bornes que lui imposait strictement, dans les plans actuels de Dieu, sa fonction de Sauveur ? La question n’est pas sans intérêt, mais saint Paul ne nous donne point le moyen de la résoudre. |

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