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le jour de la rétribution. » Mais elle n'est- pas toujours neutralisée, même ici-bas, par la miséricorde ; elle éclate dès Main tenant contre les Juifs incrédules 1 et applique aux païens, aveuglés par leurs passions criminelles, la rigueur du talion ?. I n’est donc point permis de dire que, dans le Nouveau Testament et en particulier dans les Épitres de saint Paul, la colère de Dieu est un concept purement eschatologique. Toutefois, si elle commence à se manifester sur la terre, elle y: est presque toujours contrebalancée par la mansuétude et elle n’atteindra qu'au jour des venSeances sa manifestation totale, universelle, définitive 4 La colère, allumée par l’offense, implique nécessairement une certaine hostilité de La personne lésée dans son honneur et dans ses droits contre la Personne de l’offenseur. Aussi la formule peu Scripluraire que « Dieu haït le péché tout en aimant le pécheur » n'aurait pas la sanction de Paul. Sans parler de la citation de Malachie : « J'ai haï Ésaü 4 », qu'on ne Saurait entendre d'un amour relatif, l’'Apôtre nous représente Dieu poursuivant de son inimitié l'homme coupable, Dieu, il est vrai, ne devient l'ennemi de l’homme qu'après que l’homme s’est déclaré l'ennemi de Dieu; mais, dès ce moment, les haines sont mutuelles, bien que dans l'être infini la haïne n’exclue pas l'amour. « Si, étant ennemis, nous fûmes réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, combien plus, réconciliés, serons-nous sauvés dans sa vie5? » Le mot « ennemis » est ici Opposé au mot « réconciliés », lequel
1.1 Thess, 216 : ÉpOacev Em adrodc à YA eis tédos. La.colère de Dieu qui Poursuivra jusqu'au bout (els télos) les Juifs impénitents, a déjà fondu sur eux (ÉpÜacev).