‹ La théologie de Saint PaulChapitre 557 sur 630 · Thess. 58. Réminiscence de Is. 5917 et Sap · texte numérisé non relu

Thess. 58. Réminiscence de Is. 5917 et Sap

3, Eph. 6185-17, Les six pièces de l’armure du chrétien sont : A) Le ceinturon qui symbolise la vérité, par allusion à Is. 115 : Æ4 erit justitia cingulum lumborum ejus et fides cinctorium renum ejus (Fides = MIMON, bete [LXX], la fidélité, la véracité). Le chrétien en a besoin pour déjouer les arti-. fices du père de mensonge. — B) La cuirasse (wpat) symbole de la justice d’après Is. 5917 : Indutus est justilia ut lorica. La justice désigne ici l’ensemble des vertus, toutes nécessaires à la protection du cœur, centre de la vie morale. — C) La chaussure, étroite et légère, emblème de la promptitude au service de Dieu. Les légionnaires romains du temps de Polybe avaient une jambière au-dessus du pied gauche porté en avant; mais l'Apôtre n'y fait pas allusion. — D) Le bouclier qui, comme la foi vive, nous préserve des traits acérés de l’ennemi. Paul ne parle pas du petit bouclier ronû (äonte) mais du grand bouclier rectangulaire (6upe6s), mesurant 1",20 sur 0,75 environ, formé d’un cadre de bronze garni de peaux fraîches, qui mettait à couvert toute la personne sauf le bas de la jambe. — E) Le casque (epuueœxhala) c'est le salut (Is. 5917) ou l'espérance du salut (1 Thess. 58). En effet il protège la tête qui est le point de mire de l’adversaire, — F) Le glaive de l'Esprit (ué&xuoa), le glaive fourni par le Saint-Esprit ou le glaive spirituel, c'est la parole de Dieu qui nous sert à repousser les attaques de l'erreur et du mensonge. Il ne s’agit pas de l'épée (Eipos), mais du glaive court à forte lame et à deux tranchants (u&yatpa). — Sur l'équipement complet du légionuaire romain voir Polybe, Histor. vi, 23 et Josèphe, Bell. Jud. III, v, 5. On remarquera que $. Paul ne dit rien des armes offensives, telles que la lance (éyxn, d6pu et xévros), le javelot (äxwv), etc.

4, Voici quelques-uns de ces textes : 1 Thess. 55; 1 Cor. 97; 2 Cor. 67; 103-6: 118; Rom. 615-1428; 1312; Phil. 190; 225; Col. 129; 21; 410; Eph. 610-18 (ef. 48); Philem. 2 et 23; 1 Tim. 118; 410; 612; 2 Tim-2%4; 36002 Cf. Howson, The Metaphors of St. Paul, Londres, 1883; et, pour les Pères, Har-

sans cesse présent à l'esprit le serment par lequel il s’est constitué l’'homme-lige du Christ, serment qui l’oblige à « ne pas s’embarrasser des soucis de cette vie, pour songer uniquement à plaire à son chef ». Soldat du Christ et esclave volontaire, le chrétien ne s’appartient donc plus. La règle dont il dépend, pour l'avoir librement acceptée, est la volonté de Dieu, la volonté du Seigneur?. Telle est aussi la norme extérieure que nul chrétien ne peut ignorer.

Un des faits les plus certains de l’âge apostolique — bien que les critiques aient mis du temps à le constater — est l'existence d’une catéchèse morale, assez uniforme dans sa teneur, en usage dans les églises pauliniennes comme dans les autres. Saint Paul y fait clairement allusion quand il écrit aux Corinthiens : « Timothée vous remémorera mes voies dans le Christ, de quelle maaière j'enseigne partout, dans toute égliset. » IL est certain que les voies de Paul ne sont pas sa conduite, mais comme le mot l'indique assez et comme l'incidente explicative le met hors de doute, sa doctrine morale surnaturelle (t Xewr). Qu'on s'étonne, si l'on veut, qu'un génie si libre et si prime-sautier se soit astreint à une méthode d'instruction régulière et pour ainsi dire stéréotypée; mais son témoignage formel est là : il enseignait « partout, dans toute église » les mêmes choses et de la même manière, au point qu’il lui suffisait plus tard d'envoyer un de ses disciples pour en rafraîchir la mémoire. Il y a plus. Cette catéchèse existe aussi ailleurs et saint Paul écrit aux Romains qu'il n’a pas évangélisés : « Vous avez obéi au type de doctrine qui vous a été transmis », ou peutnack, Militia Christi, die christl. Religion und der Soldatenstand in den ersten drei Jahrhunderten, Tubingue, 1905. Le langage militaire de Tertullien, de S. Cyprien et d'Origène, est remarquable. La phrase suivante de saint Ignace (Ad Polyc. V1, 2) est à rapprocher de la panoplie de S. Paul : ’Apéouete & otpatebeoe (cf. 2 Tim. 24), &p' où nai à Love xouitecBe (cf. Rom. 623; 1 Cor. 97) pi vis Üuov decéprwp (desertor) edpeôÿ. Tà Bénrioua dpGv pevétw & 6m (Cf. Rom. 615), à niotu &ç meptxepadaia (cf. Eph. 617; 1 Thess. 58), % &yérn &s 06pu, à droovà &ç mavorkiax (cf. Eph. 611:13), Tà Senéoura dudv Ta Epya du&v (deposita; pour l'idée, cf. 2 Tim. 112), {va Tà &xxenta ÜpLov Era xouionohe (accepta — ce qui est marqué à votre crédit, ce qui vous est dù).

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