‹ La théologie de Saint PaulChapitre 556 sur 630 · Rom · texte numérisé non relu

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2. Aoÿos (avec ses dérivés dovaevetv, dovaodv) est le mot pivot du chapitre. Toute la parénèse roule sur cette opposition : autrefois vous étiez esclaves du péché, maintenant vous êtes esclaves de la justice ou de Dieu. — La métaphore militaire, suffisamment indiquée par le contexte, où le péché personnifié paraît comme un empereur ayant ses armes et ses soldats (612-1#), est accentuée encore par le mot solde (ètwvwa). Elle aurait plus de saillie si l'on traduisait yéptoux par donativum (la gratification impériale accordée aux soldats en dehors de la solde), comme le fait Tertullien, De resurr. carnis, 47,

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par leur qualité de citoyens et le sentiment d’un devoir spontanément embrassé. C’est pourquoi l’Apôtre affectionne tant le langage militaire qui lui rappelle l'engagement contracté au baptême et l’état de dépendance où il s’est mis volontairement par l’acte de foi qui l’a fait chrétien. Il donne à son disciple de prédilection le titre de soldat du Christ!, le plus honorable qu’il connaisse; il adjure les Thessaloniciens de revêtir l’armure des vertus théologales, la cuirasse de la foi et de la charité et le casque de l’espérance?; dans une panoplie célèbre, il détaille aux Éphésiens tout l’équipement du légionnaire, la cuirasse et le casque, l’épée courte à deux tranchants et le bouclier long couvert de peau, sans oublier la chaussure et le ceinturon de cuir, et il y voit l'emblème d’autant de vertus chrétiennes. Si les métaphores d'armes, de combat, de solde, de milice et autres semblables reviennent constamment sous sa plume, c’est qu'il a

1.2 Tim. 25, — Il appelle aussi Épaphrodite (Phil, 2%) et Archippe (Philem. 2) ses compagnons d’armes.

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