L'affaire des idolothytes (vrrr-x
. Les agapes et l’eucharistie (xr).
- L'usage et la valeur des charismes {x1r-xrv). . La résurrection des morts (xv).
. La grande collecte (xvr).
Ce dernier point sera traité dans l'Épitre suivante, où il remplit deux chapitres entiers. À la célébration de l'agape et de l’eucharistie se rattache la question de la tenue des femmes à l’église. Peut-être, dans la pensée de l'Apôtre, les charismes appartiennent-ils au même sujet qui aurait pour titre général : Les assemblées religieuses; mais il convient de ne rien préjuger et de laisser aux textes leur indépendance.
1. 71: Iepi à Gv éypéate. 81 : Depi d rôv eldwrobVtev. 121 : Iso 5è T@V nvevpatix@v. 161 : [leg Gè rh Aoyias. 1612 : Iepi à AroND Toù &dekocd. Il est difficile de croire que par ces formules identiques et formant transition abrupte, Paul ne se réfère pas aux demandes écrites (ÉvpäVxte) des Corinthiens. La formule fait défaut pour la question du voile des femmes (112-16), de l’agape et de l’eucharistie (1117-34) et de la résurrection (151-58), Sur tous ces points, l’'Apôtre se montre très exactement renseigné et les instructions qu’il donne sont aussi précises que pratiques. Mais il est douteux que les Corinthiens aient songé à signaler eux-mêmes ces graves abus.
Fr
Sommaire et idéal de Paul. —« Il est bon pour l’homme d'éviter le contact de la femme !. » Cette sentence a l’air d’une maxime connue, alléguée peut-être par les Corinthiens pour mettre en question la légitimité du mariage. Paul la répète en la faisant sienne et l’applique successivement à l’abstention des rapports conjugaux, au célibat et au veuvage. En soi, il est bon de renoncer aux droits du mariage, il est bon de garder la virginité, il est bon de ne pas contracter une union nouvelle quand la mort a rompu la première; mais si tout cela est bon, le contraire est bon aussi, seulement d’une bonté moindre : ce n’est pas affaire de précepte, c'est affaire de vocation divine, de perfection et de conseil.
On peut trouver étrange que pareils scrupules soient nés à Corinthe; mais l'extrême dissolution des mœurs provoque parfois de ces réactions exagérées. Parce qu'on désespère de réformer la nature on en vient à rêver de l’anéantir, et à côté de l’épicurien qui absout le libertinage le plus cynique se dresse le stoïcien bien près de condamner le mariage. Les gnostiques oscillèrent toujours entre ces deux excès. Paul remet tout au point, et sa doctrine peut se résumer en trois mots : l'usage du droit conjugal est licite mais la continence est plus parfaite ;
1. 71 : Kaïdy &vôpore yuvarxds An &nrechaz. Cette sentence est si étroitement jointe à éypéheres qu’on peut se demander si elle ne faisait point partie de la lettre des Corinthiens ou si elle renferme simplement la réponse de Paul. Quoi qu’il en soit, elle est conçue dans les termes les plus généraux; l’homme y est désigné par sa nature (&väowroc) et non par sa qualité de mari (&wp). Le mot xx)6ç, « beau, convenable, bon », s’entend souvent — surtout dans la Bible où il répond à l’hébreu 2% — d’une bonté morale. Qu'il faille l'entendre ainsi, cela ressort des raisons qui motivent ce conseil, v. 5-7, 32-38. Mais de ce qu’un acte est bon il ne s’ensuit pas que l’acte contraire soit mauvais, comme l’affirme Tertullien {De monog. 3) et après lui saint Jérôme (Contra Jovinian. 1, 7 : Si bonum est mulierem non tangere, malum est ergo tangere). L’Apôtre, qui distingue expressément plus bas entre le bien (xx6v) et le mieux (zpetocov), aurait dû les prémunir contre cette erreur. Du reste, saint Jérôme semble se rétracter implicitement quand il compare, un peu plus bas, le mariage à l’orge et la virginité au pur froment; mais l’expression n’en demeure pas moins inexacte et l’on y sent trop l'influence de Tertullien.
le mariage est bon mais la virginité est meilleure; les secondes noces sont permises mais l’état de veuvage est préférable.
Peu de pages de la Bible sont plus riches en enseignements que ce chapitre où les vérités suivantes sont accumulées :