Ministère (taxovi
k. Dons de gouvernement (xv6epvéoerc).
Don des langues. — De tous les charismes, le plus extraordinaire était le don des langues, la glossolalie. Nous ne saurions dire au juste ce qu'il était, mais l'Écriture nous apprend du moins ce qu'il n'était point. Il n’avait certainement pas pour but la prédication de l'Évangile. Quand les apôtres, au jour de la Pentecôte, « se mirent à parler en diverses langues selon que l’Esprit-Saint leur donnait de parler », ils ne s'adressaient pas au peuple; ils célébraient dans les langues des assistants « les magnificences de Dieu! », avec une animation de voix et de gestes qui les fit accuser d'ivresse. S'agit-il de haranguer la foule, Pierre parle au nom de tous et, ne pouvant parler qu'une langue à la fois, il est naturel qu’il parlât la sienne. S'il y eut miracle, c'est dans les auditeurs qu’il s’'accomplit et non en lui. Au moment où commençait la prédication, le don des langues avait cessé. Le centurion Corneille et les siens, après leur baptême, « parlèrent en langues, célébrant les louanges de Dieu? ». Il en fut de même des douze disciples d'Éphèse qui, « remplis du Saint-Esprit, parlaient en langues et prophétisaient © ». Ni les uns ni les autres n’avaient à précher. Enfin, ce qui est décisif, le possesseur de ce charisme n’était pas compris des assistants, à moins qu'il ne se trouvât parmi eux un interprète {.
1. Act. 2t, Au moment où apparurent les langues de feu (ÿécou woet mvp6:) qui se reposèrent sur eux, les apôtres furent remplis du Saint-Esprit : xai pËavro Awkeïv Étéparc yhwooats xaûdç to Ilveüpa Edidou mopbéyyesôar aôroïc. — Act. 211, Les auditeurs les entendaient chacun dans sa langue, célébrer rà peyæheïx toù Oeod. — La prédication ne commence .qu’après (Act. 214). Alors cessent l’admiration des uns et les soupçons injurieux des autres. Mais ce qui ressort du récit de saint Luc c’est que les apôtres, sous l'impulsion de VEsprit, parlaient une vraie langue pouvant être comprise de ceux qui la savaient (Act. 211), ; À
2. Act. 1016 : "Hxovov yap aûtov AahodvTwy Yhwooats ai meyaluvévTwy Tov Oeôv.