Platon, han(jiict,\). -.'03; Phèdre, p. -llS sq
l'homme. DE LA MORT. I .'U
vulgaires, on les précipite dans les enfers. Les enfers de Platon, décrits dans le Phédon ', sont comme le cloaque du monde. Selon la doctrine chrétienne - , les enfers sont cette demeure souterraine OLilàmc du Christ passa trois jours après sa mort. Plus bas s'étendent les abîmes destinés aux âmes criminelles. Le Christ ne monta pas au ciel avant d'avoir visité les patriarches et les prophètes, dans ce séjour (Eph. 4, 9; 1 Petr. 3, 19), où les justes se reposent dans le sein d'Abraham ^ (Iaic. 16, 22). Ceux qui veulent que le ciel s'ouvre sans aucun retai^d aux âmes justes montrent trop d'empressement '' : le Christ est encore debout, et non pas assis, à la droite de son Père, la trompette de l'ange n'a pas encore retenti, le ciel demeure fermé (1 ïhess. 4, 15. 16). Le paradis (terrestre) n'accueille que des martyrs. Jean n'a vu sous l'autel que les âmes des martyrs (Apoc. 6, 9); Perpétue, cette femme vaillante, dans sa révélation du paradis, n'a vu que ses compagnons de supplice. On doit conclure — et Tertullien a développé cette conclusion dans un écrit spécial — que toute âme à qui le martyre n'a pas ouvert le paradis ■' doit attendre aux enfers le jour du Seigneur : Omnem animam apud inferos sequestrari in diem Domi?ii,
La descente aux enfers '^ ne peut-elle être différée après l'instant de la mort? et n'arrive-t-il jamais qu'une âme sorte des enfers pour un temps? On a trouvé des raisons d'en douter. L'antiquité a cru que les enfers ne s'ouvraient pour l'âme qu'après la sépulture donnée au corps. Mais sur quel fondement?