‹ La théologie de TertullienChapitre 130 sur 455 · Or · texte numérisé non relu

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7. Cf. Ap. 22 ; 2 Cf. 10: Or. 22; 1 C. f.2. 3.4. l'.r. 7 ; :> M. 8. 18; Idol. 9.

8. DinbNn~iJl a été rendu par les Septante : vWi toO 0coù. Tertullien jiaraît avoir lu : dyYE^ot toO 0£w, leçon que présentent effectivement quol- (|ues manuscrits. La légende des anges s'unissant aux fdles des Iiommes se retrouve chez Joséphe et Pliilon, chez saint Justin (2 Apol. 5), Athénagore {Lery. 21), .saint Irénée (1, 1(3, 2), Clément d'Alexandrie (Slrom. 3, 7), saint Méthode {De resurr. ïr. 3), Origéne (c. Cels. 5, 55; Q. in heplateuch. 1, 3) d'ailleurs hésitant, ainsi qu'Eusèbe {Praep. Ev. 5, 4) et Jules Africain (Chronographia. 2); dans les Homélies clémentines, 8, 13; cliez Minucius Félix (Oclav. 20), .saint Cyprion {De hab. virg. 14), Commodien (Instr. 3). Lactance {Div. insl. 2. 15). saint Ambroise {De \oe ri arca, 4),-

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(les hommes. Le péché des anges consisterait à s'être laissé séduire par des femmes. Les idées particuhères que Tertullien professe sur la nature des esprits rend celte conception moins absurde selon sa philosophie qu'elle ne l'est selon d'autres doctrines plus nettement spiritualistes. Il ajoute que de ces unions monstrueuses naquit une nouvelle lignée de démons^ réprouvée dès l'origine et plus perverse que les anges déchus'. Confondues dans une même damnation, les deux générations diaboliques sont liguéespourla perte de l'homme. Animé contre Dieu d'une jalousie furieuse, leur prince- en veut particulièrement à la nature humaine affranchie par le baptême : d'autant que ni lui ni les siens n'ont part à la rédemption ^.

C'est lui qui anime contre les chrétiens la rage des persécuteurs '. Parfois il se transfigure en ange de lumière ''\ Séduit,

Sulpice SéxèiT {Hisl. sacr. 1, 2). Le point cl(3 départ de cette légende est vraisemblablement le livre d'IIénoch, apocalypse juive du n'' siècle av. .I.-C, où ont puisé la plupart de ces Pères ; la légende y est développée : (!, 1 à 10, 17. La locution hébraïque dont il s'agit désigne effectivement les anges en divers passages de l'Écriture (.Job. 1, G; 2, 1; 38, 7; Ps. 28 (29), 1 ; 88 (89), 7.) Mais on remarquera que tous ces passages appartiennent à des livres poétiques, on n'en peut rien conclure quant au Pontateuque. Les exégètes catholiques s'accordent généralement à reconnaîtn» dans les fils de Dieu les liommes issus de Seth et dans les filles des hommes les femmes issues de Caïn. — A'oir C. Robert : Les fils de Dieu et les filles de Vliommc, R. B. (1805). p. 340-373 et 525-552; II. Lesétre, Dicl. BUA., art. Fils de l'homme; de llummolauer, inGenesim; J. Turmel, H. II. L. R., t. 3, p. 295 sq. — Origène protesta le premier contre cette légende, qui disparut d'abord en Orient, plus tard en Occident.

1. Ap. 22 : Quomodo de angelis quibusdam sua sponte corruptis corruptior gens daemonum evaserit, damnata aDeo cum generis auctoribus et cumeo quem diximus principe, apud litteras sanctas ordo cognoscitur.

2. An. 20 : Diabolus aeniulus. — Ap. 27 : Xoster ob ilivortiuni aemulus etob Dei gratiani invidus. — Paen. 5; Cor. <j. 8. — Tesl. 3 : Malitiae angehim, tolius erroris artilicem, totius saeculi interpolatoreni. — 2 C. /". 8 : Interi)olatore naturae. — Sur l'excellence de Satan avant sa chute, cf. 2 M. 10. (Commentaire de Ez. 28, 11-10.)

D'après quelques textes, il semble que le péché de Satan fut orgueil et inq)atiencc. Pal. 5 : Natales impatientiae in ipso diabolo deprehendo, jam tune cum Domiiium Deum univcrsa opéra quae fecisset, imagini suae. i. e. homlni. sultjecisse impatienter tulit. — La perversion des anges par les (illes des hommes ne vint qu'ensuite.

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