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Les démons ont pour domaine propre les pompes du siècle et les vains spectacles ^ L'amphitliéàlre est proprement l'église du diable'-. Leur triomphe consiste à usurper riiommage dû à Dieu et à se faire adorer à sa place ^. Les dieux du paganisme ne sont pas autre chose que des démons. Parfois eux-mêmes en conviennent; bien à regret sans doute, mais leur pouvoir de nuire, bi-en que très grand, est lié par la volonté divine. Dieu soumet ces esprits orgueilleux à la puissance des chrétiens, qui les forcent de rendre hommage à la divinité du Christ et parfois les confondent en présence de leurs propres adorateurs '. Quon amène d'abord un possédé du démon, puis, par manière de contre-épreuve, un de ceux qu'agite l'esprit de la Vierge céleste ou l'esprit d'Esculape ou un autre : le premier chrétien venu obligera ces énergumènes à parler, et à confesser l'identité des dieux païens avec les démons. Ces dieux avoueront qu'ils sont des esprits immondes'', et par avance damnés, bien qu'ils attendent comme nous le dernier jugement.
Cette puissance des exorcismes chrétiens devait être chose avérée, car Tertullien y fait plus d'une allusion et ne craint pas d'invoquer sur ce point l'expérience des païens pour établir la vérité du christianisme *"'. Bien qu'entièrement à notre merci et tremblant devant nous, les démons, dit-il, comme de méchants esclaves, osent parfois narguer leurs maîtres, et
1. Sp. 6. 7. 8. K'. 12. -27. — Ils ont iuvoiiti! les pierres précieuses et autres engins de la vanité léniinino, 1 C. f. 2 sq.