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Uciio litlerae ^ , evangelia et apostoli-, noi'icîola pardtuid ■' : pour l'ensemljle : Script/irac ', dh'inae scriptiirne'', c/i/istianae lilterae^', instrainentuni iitriiisque testanienti', ulriusque testamenti paratura ^ etc.
Ce double recueil, consacré par l'usag-e des églises, remontait certainement assez haut dans le passé'\ L'entreprise de iMarcion qui, au milieu du deuxième siècle, mutilait le N. T. pour Topposer à l'A., ne se comprendrait pas s'il n'eût trouvé l'un et l'autre T. arrêté quant aux grandes lignes. D'autre part l'école valentinienne avait produit des apocryphes, qui troublaient la foi dans sa source ; déjà saint Irénée dénonçait, dans la secte, un soi-disant évangile de vérité ^^. Menacé par les uns dans son intégrité, le dépôt des Écritures l'était par d'autres dans sa pureté. Un tel état de choses avait dû éveiller la sollicitude des pasteurs. Tertullien est l'un des meilleurs témoins de ces luttes, au milieu desquelles achève de se fixer le canon de la Bible.
Les Ecritures juives n'étaient plus pour personne un livre scellé. On trouvait au Sérapéum d'Alexandrie le texte hébraïque original et la version des Septante : Tertullien y adresse ^' les païens désireux de s'en instruire, ou bien il leur propose daller dans les synagogues, où les Juifs lisent publiquement leurs livres chaque jour de sabbat. Que certains de ces livres soient propres aux Juifs hellénisants, il ne paraît pas le soupçonner, et l'on ne voit pas qu'il ait jamais pratiqué le texte hébraïque. Aussi ne distingue-t-il nulle part entre livres protoet deutérocanoniques. Au cours de ses luttes doctrinales, il a cité presque tous les livres de l'A. T. Dans ses écrits conser-