Cf. Loisy. Canon du X. T. p. 107 srj
2. -l M.i : Constituiinus imprimis (nangolicuiu instrumenfuin Apostolos auctores habere, iiuibushocmimus Evangelii proinulgandi ab ipso Domino sit iiupositum. Si etapostolicos, non tamen solos, sed cum Apostolis et post Apostolos, quoniani pracdicatio Apostoloruni suspecta fieri posset (le gloriae studio, si non adsistat illi auctoritasmagistroruni, immo Christ!, quao magistros Apostolos fecit... — ib. 5 : Utique constabit id esse ab Apostolis ti'aditum quod apud ecclcsias Ai)ostolorum fuerit sacrosanctum... Eadeni anctoritas occlesiaruin apostolicanim cetoris quoque patrocinabitur ovangeliis quae proinde per illas et secunduni illas habemus, .loannis dico et Mattliaei, licet et Marcus «luod edirlit Pétri aClirmetur. cujus interpres .Mardis. \am et Lucae digestuni Paulo adscribere soient : capit magistroruni vidori quod discipuli |)romulgarint.
3. 4 .1/. 7, adfinem — Voir c. IV, i 1, p. KH. — Zahn. I, 2, 027 sq. ; id. 2, 2, 4o5 sq. : restitution de l'évangile niarcionite.
[. Pr.iî:.. Probantibus Actis Apostoloruni descensum Spiritus sancti. Quani Scripturam qui non recipiunt, nec Spiritus Sancti esse possunt, ([ui necdinn Spirituni Sanctuiii possunt agnoscere discentibus niissuni, sed nec Ecclcsiaiu se dieant defcMidere. qui cpiando et quibus incunabulis institutum est hoc corpus probare non habent... — ib. 23 : Possuia et hic Acta Apostoloruni repudiantibus dicere : Prius est ut ostendatis quis iste Paulus, et quid ante Apostolum, et quomodo Apostolus... — Cf. ô M. 1. 2.
û. 5.1/. 2, a',//?Hcm. — Voir c. IV, ^ l,p. 177. — Zahn, 1, 2,033 sq.; id. 2, 2, 195 sq. : restitution doVaposlolicum marcionite.
228 THÉOLOGIE DE TEUTULLIEN.
Tit.), ou falsifiées (toutes les autres, sauf Piiileni.). Seule, l'épître aux Hébreux est mise par lui à un rang inférieur, parce qu'il y voit l'œuvre personnelle de Barnabe '. 11 cite encore, comme Ecritures divines, la l""* épître de saint Pierre-, la V de saint Jean^, l'épître de saint Jude''; enfin l'Apocalypse, quil attribue expressément à saint Jean''.
Du rapprochement de ces divers témoignages, il ressort clairement que, dans la pensée de Tertullien, la marque de canonicité, pour un écrit du N. T., est son origine apostolique, garantie par le témoignage des églises''. Cette manière de voir s'affirmait dans le traité de la Prescription'^; il y demeure fidèle, soit pour recevoir, soit pour exclure les livres qui prétendent à une place dans le recueil officiel des Ecritures chrétiennes. Les évangiles de Marc et de Luc, avec les Actes des Apôtres, ne dérogent qu'apparemment à cette loi, puisque, de l'aveu mèmede Tertullien, dans saintMarcet dans saint Luc on entend la voix de saint Pierre et de saint PauF. La discussion relative au titre de l'épître auxEphésiens, queMarcion intitulait épître aux Laodicéens, lui fournit l'occasion de s'expliquer avec toute la clarté possible : tout en rétablissant le titre traditionnel, il déclare qu'à ses yeux cette question des destina-
1. Pud. 20 : Exstat enim et Barnabae titulus ad Hebraeos, a Deo satis auctorati viri, ut quem Paulus juxta se constituerit in abstinentiae tenore (1 Cor. 0, 6)... Et utique receptior apud ecclesias cpistola Barnabae illo apocrypiio Pastore moechorum. Là-dessus, il cite Ilebr. 6, 4-8. — Cette attribution à Barnabe de l'épître aux Hébreux se retrouve dans les récents Tractalus Origenis, Tr. 10, p. 108 : Sanclissimus Barnabas... (citation de Hebr. 13, 15).
2. Scorp. 12 : Petrus quidem ad Ponticos... (1 Petr. 2, 20; 4, 12); ib. 14 (1 Petr. 2, 13); Or. 20 (1 Petr. 3, 3). — Cf. Rônsch, p. 558.