‹ La théologie de TertullienChapitre 217 sur 455 · Pud · texte numérisé non relu

Pud

l'ÉCRITURI:. TEXTE. 24i

vit amoiic par égard pour de faux frères, et après avoir iléveloppé sa pensée, il conclut : Xecessario igilur cessil ad lempus, et sic ci ruliu constat Timolheum circumcidendi. La négation maniue également dans saint Irénéo (3, 13, o). Victorinus, Anibrosiaster, Sedulius et le codex claroinontanusD. Queli|ui's modernes ont pris parti pour Tertullien i . Néanmoins le contexte indi(jue bien clairement l'intention, chez saint Paul, de motiver son indépendance à l'égard des faux frères; on sait d'ailleurs qu'il fut amené à circoncire Timothée (Act. 16, 3), mais dans le cas présent il refusa de circoncire Tite. La négation doit être maintenue (otç oùôé dans les principaux mss. grecs B A C E F G K L P; de même les Aersions : vulg. syr. copt. arm., plusieurs Pères Latins, Ambr. Hier. Aug.).

Gai. 3, m. Omnes enim filii estis fidei'-. — Le texte grec porte : iJàvTe; yàp vit&t 0£o'j èatè ôtà tjïi; TtîtTTcu; èv Xptcrxw 'lYjao'j' La leçon, filii fidei (au lieu de filii Dei) devait se trouver dans la version latine employée par Tertullien, qui ajoute aussitôt : Ostenditur (fuid supra liaerelica indus- Iria eraseril, menlionem se. Aln-ahae,qua nos Apostolus filios Abraliae per fidem affirmai, secundum quam menlionem hic quoque filios fidei nolavit.

1 Cor. 7, 39-*. — Tertullien traduit : Millier vincta est, in quanfum temporis vivit vir ejus; si autem morliius fuerit, libéra est : cui vult, nubat, lantum in Domino. Et il reproche aux catholiques de dénaturer la pensée de saint Va,u\, per diiarum syllnbarum aut callidara aut simplicem eversionem, quand ils lui font dire : Si autem dormierit vir ejus, libéra est : si son mari vient à mourir, au lieu de ; si son mari est déjà mort; appliquant au futur ce qui ne convient qu'au passé, et autorisant, non seulement le mariage chrétien d'une femme devenue veuve dans l'infidélité, mais le second mariage d'une veuve chrétienne. La critique de Tertullien donne à penser qu'il lisait dans son exemplaire de saint Paul : êàv 5e x£xot(ji.yiTai ô àvVip; mais les textes le condamnent; tous portent : làv Se xot[jL-/iO^ ô àv/ip, l'aoriste, et non le parfait, du subjonctif. — La version condamnés pai- Tertullii'U a (''té conservée par saint Cyprien et par laVulgate.

2 Cor. 7, 1 '. — Cité une première fois sous la forme : Mundemus nos ab inquinamenlo carnis et sanguinis ("?); une seconde fois sous la forme plus conforme au grec : Emùndemus nos ab omni inquinamenlo carnis et spiritus.

Phil. 3, 11 ■•. — La version : Ad palmam incriminatiunis suppose le; grec : £itl TÔ Spaoîtov Tv;; àveyxXi^iTEwr.Le texte autiientiqui' porte : Itz'. t6 ppaêeïov

1. Morinus, Exercilalion. biblic. 2, 1, p. 31; Sernler, Dissertatio de va)ia cl incerla indole librorum Terlulliani, 5. 6. 7 (reproduit dans (Jeiiler, t. 3, p. 029 sq).

2. 5 .]/. 3. — M. Zahn {Geschlchle des X. T. Kanons, 2, 2, j). 5<J(Jj, admet contre toute vraisemblance f|ue .Marcion avait corrige'' le texte grec, pour lire : ulol... tïj; mrjtsw;. — llarnack, Chronologie, t. 2, p. :î02.

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