Cor. 2 : Prohibetur ((uod non ultro est permissum
traité De virgi)iibus velandis unedateplus ancienne qu'on ne le 1 (Noeldechen, Monceaux). Le développement concernant le mo V. \S) s'accorde avec Or. 22; il contredit le De carne Christi, contestablement montaniste. Si le De virg. rel. était postérieur
25'» THKOLOGIE l)K TEUTULM i;.\.
arfiniii' avant le déluge Lamech n'eut pas d'imitateur : car 1"]'!ci'itui-e n'en dit rien, or les fautes ({ue ll'lcriture ne lltHril pas expressément, elle les nie '. Les ouvrages antérieurs de Tertullien fourniraient d'éclatants démentis à ces assertions tranchantes. Vers le même temps , il formule encore d'excellentes règles pour l'interprétation des paraboles évangéliques : il veut qu'on sattache à l'esprit et au sens général, plutôt qu'aux détails -. Mais cette règle, fort sage en elle-même, vient présentement à l'appui d'une thèse montaniste. Il s'agit d'ôter au pécheur repentant le bénéfice des paraboles de miséricorde (brebis errante, drachme perdue, enfant prodigue) ^. A cet effet, on restreindra à l'infidèle, qui se convertit, le sens de ces paraboles. Tertullien pose en principe que, dans l'interprétation, il faut se conduire d'après la doctrine, connue parailleurs ^ : mais cette doctrine, lui-même la définit arbitrairement. Malgré ces taches, et d'autres encore, l'œuvre exégétique de Tertullien demeure imposante. Dans un temps où la prédication chrétienne cherchait sa voie, il a donné à la parole des Apôtres un écho puissant et ordinairement fidèle. Moins aventureux que ses grands contemporains d'Alexandrie, il annonce plutôt, par ses tendances, la future école d'Antioche. Sa dialectique vigoureuse a fait jaillir de rp]criture des vérités dont la splendeur l'emporte de beaucoup sur les ombres répandues çà et là par l'instinct matérialiste et plus tard par l'esprit de secte.