‹ La théologie de TertullienChapitre 231 sur 455 · Voir ci-dessus, p · texte numérisé non relu

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3. Pud. 7-9. — A'oir, sur ces mêmes paraboles, Paen. 8, où les restrictions n'apparaissent pas encore.

4. Pud. 0 : Non ex parabolis materias conunentamur. sed ex materiis pai-abolas interpretamur.

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en général comme source des connaissances humaines. Nous étudierons ensuite l'apport de la tradition à la foi et à la discipline de l'Eglise. Enfin nous devrons nous arrêter à l'argument de prescription, création originale et hardie qu'il a introduite dans la théologie, et qui demeure une de ses meilleures gloires ' .

D'une manière générale, Tertullien n'est pas porté à restreindre le rôle de la tradition. S'il rencontre une vérité accréditée dans l'esprit des sages, il incline, dans son mépris pour toute philosophie, à y voir l'écho d'une révélation divine plutôt qu'une conquête de la raison. Il aime à répéter que les philosophes, les législateurs, les poètes n'ont rien fait qu'exploiter — en l'interpolant et la dénaturant — la donnée divine, dont ils étaient redevables aux prophètes ^. Par le traditionalisme excessif et le dédain envers la pensée profane, il rappelle cette littérature apocryphe qui se réclame du nom de saint Justin. L'antiquité incomparable des Livres Saints, du Pentateuque surtout, est un dogme sur lequel il paraît n'avoir jamais conçu le moindre doute ; et il admet sans discussion que de ces livres procède toute l'éducation de l'humanité.

Quant à la révélation chrétienne, quiconque veut la connaître dans sa pureté doit s'adresser aux Églises apostoliques, qui en ont reçu le dépôt. L'accord permanent de ces Églises sur les fondements de la foi est un fait remarquable, qu'on ne peut attribuer au hasard. .\ la vérité seule il appartenait de faire converger vers une croyance commune tant d'esprits enclins à errer chacun dans sa voie^ : Nullus inter mullos éventas unus est exitus '' : variasse debuerat error doctrinae ecclesiarum. Ceterum, quod apud multos uniun invenitur^ non est erratum, sed traditnm. Cette loi de probabilité doit orienter les croyants. Identique à elle-même à travers la diversité des temps et des lieux, telle apparaît la foi traditionnelle, reconnaissable à sa priorité, puis à son unité. L'hérésie présente de

1. Nuir Vl. WiiikltT : Dr,- Trad'dlomhc'jnj]' des Crrhiislcnduns bel Terlullian (Mïmchcii, 18',)7), p. 107 sq.

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