‹ La théologie de TertullienChapitre 247 sur 455 · Sup. St · texte numérisé non relu

Sup. St

3. Paèn. 3 : Voluntas facti origo est... tanto potior ad poenam (|uanto principalis ad culpam, quao ne tune quidem liberatur cuni aliqua diflicultas perpetrationem ejiis intercipit. Ipsa enim sibi iinputatur.

4. J5. 4 : Dclicta sicut non in carno comparont, quia nenio super cuteni portât maculam idololatriae autstupri aut fraudis, ita l'jusniodi inspiritu soi-dent, qui est auctor delicti.

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montaniste, dans le De pudicitia. et il faut teiiii* compte de la différence des temps, pour comprendre l'évolution qui s'est produite dans l'esprit de Tertullien.

Lorsque, encore catholique, il écrivait le De paenilentia, il marquait ainsi ' le dessein de Dieu dans l'institution dune pénitence après le baptême : Le démon redouble de haine et d'efforts contre le baptisé; il l'observe, l'attaque, l'assiège; il tâche ou de frapper ses regards par la concupiscence de la chair, ou d'enlacer son âme par les attraits du siècle, ou d'ébranler sa foi par la crainte du pouvoir terrestre, ou de la pervertir par des doctrines de mensonge. Dieu n'a pas voulu laisser sans recours cette âme si exposée : aussi lui permet-il, après le baptême, d'aller frapper une fois à la porte de la seconde pénitence. Ces paroles donnent clairement à entendre que Dieu a mis dans l'I^glise un pardon pour des fautes graves-, telles que l'impudicité, l'ambition, l'apostasie ou riiérésie.

Un peu plus tard, dans V Aiitiniai-cioii^ , Tertullien énumère sept fautes particulièrement graves : ce sont les sept péchés capitaux des Gentils, frappés à mort par le Christ : Septem maculis capitalium delicloram...idololatria, blasphemia, homicidio, adulterio, stupro, falsu testiinonio, fraude. On ne voit pas qu'il songe encore à les excepter des pardons de l'Église. Lors du De pudicitia, sa pensée a fait du chemin. Il s'appuie sur saint Jean (1 Joan. 5, 16) pour distinguer deux sortes de péchés : les uns rémissibles, les autres mortels et irrémissibles ''. On peut, dit-il, obtenir ici-bas le pardon des premiers, si l'on en fait pénitence ; on n'obtiendra pas le pardon des seconds. Mais alors il est superflu d'en faire pénitence? Nullement : car ce que l'Église ne saurait pardonner. Dieu, toujours maître de ses grâces, peut le pardonner à la pénitence : il faut donc faire effort pour fléchir sa justice "\ Là-dessus, Tertullien entreprend

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