‹ La théologie de TertullienChapitre 25 sur 455 · Voir .saint Justin. Uial. loi · texte numérisé non relu

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20 • TnEOLO(;iE dk teutlllien.

recliondu Christ et son règ*ne éternel, en deux psaumes Ps. 10!), 1 : 71) '. Mais les Juifs appliquent le premier de ces psaumes à Ezéchias, le second à Salomon. A la suite de saint Justin'^, Tertullien montre que ni riiisloirc d'Ezéchias ni celle de Salomon ne justifie de si magnifiques promesses, et il restitue aux textes leur sens messianique.

7** Prophéties concernant la vocation des Gentils et la réprobation des Juifs. Ez.8, 12-18; 9, 1-6; Deut. 28, 64-66; Ps. 2, 7. 8; Is. 42, 6.7; Dan. 9, 26.

Désormais point de salut sauf par la passion du Christ"'. 11 faut porter au front ce Tau mystérieux, objet d'une vision d'Ezéchiel Ez. 8, 12-18; 9, 1-6). Ees Juifs éprouvent les effets de la menace proférée par Moïse (Deut. 28, 64-66) : la venue du Christ a mis le sceau à la vision et à la prophétie ''. Cependant toutes les nations, émergeant du gouffre de Terreur ■• se convertissent au Dieu créateur et à son Christ. Voici venir ce règne universel promis à ce Christ par Dieu (Ps. 2, 7. 8). Cette promesse, qui ne convient pas à David, souverain de la seule Judée, s'accomplit en celui que l'Ecriture désigne comme l'illuminaleur du monde entier Is. 42, 6. 7) ". Aveugles à sa lumière ^, les enfants d'Israël le seront-ils aussi à leur propre réprobation ? Désormais sans onction royale, sans temple (Dan. 9, 26), continueront-ils à déserter le Seigneur, source d'eau vive, pour se creuser des citernes d'où l'eau fuit, c'est-à-dire pour fréquenter ces synagogues de la dispersion, où l'Esprit-Saint ne réside plus ? Aujourd'hui les nations ont rejeté leurs idoles, selon le mot du

■2. Dial. 33. 34. G4. 83.

4. J. 11. Quoniam impleta est prophetiaper adventumojus, i.e. per nativitatem... et perpassionem..., proptoroaet Daniel signari visionemet propheten dicebat, quoniam Christusest signaculiua omnium proplietarum, adimplens omnia qu» rétro erant de eo nuntiata: post enim advontum ejus et passionem ipsius. jam non visio ne(iue prophètes. L'nde firmissime dicit adventum ejus signare visum et prophetiam.

6. 3 3/. 21. Tertullienécarte l'interprétation juivequi appliquait ces textes (Is. 54, 15; 42, 4 etc.) aux prosélytes do la loi mosaïque, v. .Justin. Dial.

prophète (Is. 2, 20). Dieu a reporté sur elles la grâce que Jérusalem a perdue (Is. 3, 1-3; 5, 6 . Israël a enseigné aux nations à blasphémer le Christ (Is, 52, 5 ; mais sa terre est désolée, ses villes réduites en cendres : terrible châtiment dont le menaçait FEcrituro (Is. 1 passim) et qu'appelait déjà sur lui le Christ des prophéties (Ps. 58, 12; Is. 50, 11). Tant de signes devraient lui ouvrir les yeux. Comment peut-il continuer d'attendre le Christ, en présence d'un ordre de choses qui ne convient plus à son avènement?

8° Conclusion contre les Juifs.

A la fin de son réquisitoire contre les Juifs, Terlullien ramène' le point sur lequel ils sobstinent à fermer les yeux. L'Ecriture présente une double série de textes, répondant à un double avènement du Christ^, dans l'ignominie d'abord, puis dans la .gloire. La première série comprend toutes les prophéties de la passion; il y a lieu de signaler particulièrement Is. 53; 8, 14; Ps. 8, 0; 21, 7. Dans la seconde série, on voit poindre la gloire éternelle du Christ, prix de ses abaissements volontaires : la pierre réprouvée ])ar les bâtisseurs est relevée par la main du divin architecte et devient une pierre d'angle (Is, 28, lO"*; Ps. 117, 221 ; la roche roulant au flanc de la montagne brise la statue royale (Dan. 2, 34 sq ; le Fils de l'homme apparaît sur les nuées comme un roi (Dan. 7, 13. 14) ; tout cède à ses conquêtes (Ps. 44, 3-5) ; son Père a mis toutes choses sous ses pieds (Ps. 8, 6-8, cf. Hcbr. 2, 7) ; ceux qui l'ont percé le reconnaissent et se frappent la poitrine (Zach. 12, 10; cf. Joan. 19, 37) : il a quitté ses haillons sordides et reçu un vêtement de gloire (Zach. 3, 3-5 ; il règne en possession d'un sacerdoce éternel (Ps. 109, 4; cf. Ilebr. 5,6). TertuUien esquisse un parallèle entre ces deux états du Christ et les deux boucs du Lévitique (16, 5 sq) '• : bouc émissaire, portant la malédiction du péché, bouc immolé, figurant la résurrection spirituelle. Une fois encore il interpelle les Juifs. Vous ne pouvez nier, dit-il, ni le fait de ce mouvement universel des nations vers Dieu, ni la

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