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bonne action, elle sied à toute personne. Elle répand sur l'extérieur une sérénité radieuse. L'Esprit de Dieu ne va point sans la patience. Au rebours de celte patience chrétienne \ le diable enseigne parfois à ses adeptes une fausse patience, faite d'intérêt sordide et de soumission rampante, patience de souffre-douleurs et d'esclaves. Le chrétien offre au Christ la même patience dont le Christ a donné l'exemple : il s'immole tout entier, corps et àme, sûr de ressusciter tout entier.
Ce traité ascétique préconise donc un idéal très élevé de perfection morale. ïcrtullien y déploie, avec une éloquence riche d'onction et de verve, une plénitude de sens chrétien qui contraste étrangement avec l'arrogance de ses derniers écrits.
Le traité de la pén/'te/uc, à peu près contemporain du précédent, soulève des questions de dogme et de discipline dont les unes se sont déjà présentées ^, les autres se présenteront au cours des chapitres suivants^. Bornons-nous ici aux généralités concernant la vertu de pénitence.
I^a pénitence peut se définir ' : un mouvement de l'âme excité par le regret d'une résolution précédente : passio animi qnaedam quae veniat de offensa sententlae priofi.s ■'. Ainsi parlent même les Gentils. Mais ils renversent l'ordre divin, et faussent la notion de la pénitence, quand, livrés au hasard de leurs passions, 'Is se repentent du bien qu'ils ont fait. La vraie pénitence naît de la crainte de Dieu, et tend au salut de l'homme ^. Dieu même donna en quelque sorte l'exemple de la pénitence ", le jour où il rapporta la sentence rigoureuse