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lion s'empresse dajouter ' qu'en fait de coquetterie beaucoup d'hommes sont femmes. Revenant au luxe des vêtements-, il flétrit cette forme de vanité qui favorise l'attrait du plaisir, dans un âge où l'on pourrait croire les passions refroidies. La simplicité est une sauvegarde. Si, parmi les femmes chrétiennes, telle ou telle croyait devoir quelque chose à sa fortune ou à son rang'^, quelle ne prenne point de là prétexte pour des toilettes effrénées; sinon, c'en est fait de l'humilité chrétienne. L'Apôtre veut qu'on use de ce monde comme n'en usant pas (i Cor. 7, 29) ; il faut donc se mortifier en ceci, comme en d'autres choses, d'autant que la fin des temps approche. Le plan du Créateur condamne ces raffinements '' : il n'a point donné aux agneaux une toison couleur de pourpre, ni percé les oreilles des enfants pour y introduire des breloques. Quand il n'aurait point parlé avec tant de véhémence, par ses prophètes, contre le luxe des vêtements (Is. 3, 18 sq.), il conviendrait d'user avec réserve des biens qu'il confie à notre discrétion, à dessein de l'éprouver, comme parfois un père de famille éprouve la droiture ou la discrétion de ses serviteurs. Et n'allez pas invoquer les nécessités de la vie ^ : les Gentils sont attirés hors de chez eux par des spectacles mondains ou d'autres plaisirs; une chrétienne ne sort que pour des motifs austères : visite des malades, assistance au saint sacrifice, audition de la parole divine. Rien de tout cela ne réclame une mise élégante. Si parfois il faut paraître au milieu des Gentils, raison de plus pour les édifier par un extérieur modeste (Phil. 1, 20; 1 Cor. 6, 20). Peut-être dira-t-on : Mais je ne veux pas faire blasphémer le nom de Dieu (Rom. 2, 24) ! Avec de si belles raisons, on pourrait garder tous ses anciens vices. Sera-ce donc un grand blasphème, si l'on dit : Depuis qu'elle s'est faite chrétienne, sa mise est plus pauvre? Faut-il nous régler sur les pensées des Gentils,