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300 THKOLOGIE DE TERTULLIEX,
même extérieure : Ihumble publicain fut justifié, mieux que le pharisien superbe. Pas besoin de grands cris : les démons entendent sans bruit de voix exemple de l'oracle pythifjue, ap. Hérodote 1, 47); à plus forte raison. Dieu. Du ventre de la baleine, la prière de Jonas monta jusqu'au ciel. En criant, on ne fait que gêner ses voisins, — Suivent des considérations particulières sur divers points de discipline *. En finissant, TertuUien revient sur l'excellence de la prière -, cette hostie spirituelle du >souveau Testament, qui a remplacé les anciens sacriiices. et que doivent porter à l'autel les adorateurs en esprit et en vérité. Dieu, qui exige cette prière, ne lui peut rien refuser^. Déjà la prière itoparfaite de l'Ancien Testament opérait des merveilles : elle arrêtait les ravages du feu, des bêtes, de la faim, dissipait les armées ennemies, commandait aux éléments. Que ne fera donc pas la prière enseignée par Jésus-Christ? Cette prière inspirée par la justice accomplit des miracles de patience, elle détourne la colère du ciel, veille pour le salut des ennemis, crie grâce pour les persécuteurs. Seule, la prière triomphe de Dieu même. Essentiellement bienfaisante, elle ne sait que rappeler des portes de la mort les âmes des défunts, restaurer les membres infirmes, guérir les malades, délivrer les possédés, ouvrir les portes des prisons, briser les fers des innocents. Elle efface les péchés, repousse les tentations, éteint l'ardeur des persécutions, secourt tous les besoins spirituels. La prière est le mur de la foi; elle est une arme défensive et offensive contre l'ennemi qui nous assiège de toutes parts. Xe marchons jamais sans cette arme. Soyons fidèles, le jour aux stations, la nuit aux veiUes. Sous les armes de la prière, gardons l'étendard de notre chef, attendons la trompette de l'ange. Les anges eux-mêmes prient, toute créature prie; les animaux des champs, ceux des bois fléchissent les genoux ; au sortir de leurs étables ou de leur tanières, ils regardent le ciel, et chacun à sa façon tire de sa bouche une musique expressive. Les oiseaux, à leur lever ma-
1, Or. 18-27. Nous y reviendrons au S 2.