‹ La théologie de TertullienChapitre 288 sur 455 · I. Or · texte numérisé non relu

I. Or

5. Sim. 5. 1,1.2: Xr.aTî-Jw/ /a'. •/.a'iY^;j.£vo; cî; ooo; ti -/.al îj-zapiiToiv îw K'Jiîc.)

.'U'i THIiOLO(;iE DE TEKTULLIEN.

une grande ini})ortanc'e chez Tertullien. En rapproclianl les diverses allusions éparses dans ses écrits ', on voit qu'il s'agit de réunions, avec exercices communs d'humilité iTaTr£tvo'x.pôvr,'ji(;) et jeûne. Elles avaient lieu régulièrement le mercredi et le vendredi 2. Le jeûne, moins sévère que celui de la Pâque, ne se prolongeait pas après l'heure de none, du moins chez les catholiques, car les montanistes y mettaient plus de rigueur •'. Par contre, les catholiques jeûnaient parfois même le samedi ', et Tertullien les en blâme : il n'admet pas le jeûne du samedi, sauf pour la Pâque. Les conciles, qui réunissaient parfois en grand nombre les évêques des églises grecques, s'ouvraient par des jeûnes et stations '■'. La station pouvait se combiner avec la célébration de l'Eucharistie^, et Tertullien n'approuve pas ceux qui, en pareil cas, n'approchent pas de l'autel, pour ne pas rompre le jeûne : la station, sanctifiée par l'Eucharistie, n'en sera que meilleure ; et il y a moyen de concilier le jeûne avec la piété : c'est, après avoir reçu le corps du Seigneur, de le réserver pour se communier plus tard. Le mot slatio est emprunté au langage des camps : joyeux ou triste, le soldat fait son service.

Les .vérophagies ', observance propre à la secte montaniste, comportaient l'abstinence de viandes, de condiments liquides, de fruits succulents, de vin; de plus, le retranchement du bain. Nous apprenons incidemment que les xérophagies monta-

).£YOVTa" Tt ôpOpivoç wôe è).riXyf)a;; "On, ^r^uX. Kûpis, «rraricova s/w. Ti, çrjulv. £(7Ti fftaTtwv; NricTs-jw, çïiji'., Kûptî. — Voir encore la Didacliè, 8, 1.

1. Or. 19. "îiiJej. 1. 2. 10-11: An. 48: Cor. 11: Fug. 1; 2 l\r. 4.

2. Jej. 2. 14. Cf. Can. Hippolj/l. 20, 154: Diobus jojunii (jui constituti sunt in canonibus, feria IV et VI.

h. Ib. 13.

<). Or. 19. — Sur les stations, on i)eiit consulter Gabriel de rAubespino, Observaliones, 1, 16.

7. Jej. 1. 2. 5. 9. 11. 15. 16. 17. Dans un ouvrage orthodoxe, Tertullien faisait allusion à une abstinence semblal)le, 2 C. f. 9 : Numquid non aliqui ipsam Dei creaturam sibi intordicunt, abstinentes vino et animalibus csculentis, quorum fructus nulli periculo aut soilicitudini adjacent, sed luiniilitateni animae suae in victus quoque castigatione Deo immolant ?

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nistes duraient chaque année deux semaines en tout, samedis et dimanches exceptés. Le fait que les catholiques trouvaient cela austère fournit une nouvelle preuve que le jeûne quadrag-ésimal n'était pas encore en vigueur '.

5° Culte des maî'tyrs; an?iwersaires de morts. — Le paganisme rendait aux morts un culte superstitieux ^ : le christianisme réprouve ces pratiques, mais il sait honorer ses morts. On voit poindre dans Tertullien le culte des martyrs. Par une allusion à la vision de saint Jean ! Apoc. 6, 9) leurs corps ont été placés sous l'autel, où ils reposent en paix, attendant la justice de Dieu -K L'anniversaire de leur passion est un jour de naissance [natalicium] '■ : on le fête parl'oblation du saint sacrifice. Proportion gardée, la dépouille des simples fidèles est l'objet d'égards semblables : on prodigue l'encens pour les sépultures chrétiennes ■'; on prie pour les morts, surtout en leur anniversaire [dorinitio] ^.

6" Attitude de la prière. — L'usage est de prier à genoux'^. Cette attitude convient particulièrement aux jours de jeûne et de station, où l'on s'humilie pour satisfaire à la justice divine. On ne manquera pas non plus de se prosterner pour adorer Dieu à son réveil. Le dimanche, on restera debout à la prière commune, parce que l'Eglise est en fête; de même entre Pâques

1. Voir Vacandard. Lex oi'ujines du carcnw; dans//. C. F. t. :i8(l!K)l) p. \l\ sq.

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