Ib. \ii sq
1. Ib. 111 sq. — La floniiiTO ivcoiniiiandatiou : abstention du bain quotidien pendant la semaini' «jui suit le baptême, no se retrouve pas dans ce canon.
330 THEOLOfilE DE TERTULLIEX,
[B. 10). 11 s'exprime avec beaucoup plus de justesse et de bon hour sur le baptême de sang-, suppléant le baptême d'eau et, au besoin, le restaurant (Z?. 16 . l'infin il accorde beaucoup au baptême de désir (5. 18) \
Mentionnons ici, à raison delà discipline sévère qui le distinguait, le baptême marcionite - : il obligeait de renoncer au mariage, de rompre même un mariage contracté.
On parlait encore, dans ce temps-là, du baptême des morts. Il paraît résulter du témoignage de saint Paul (1 Cor. 15, 29) que certains chrétiens s'étaient avisés de se soumettre euxmêmes aux rites du baptême., à l'intention de leurs proches, non baptisés avant la mort. Sans approuver aucunement leur conduite, saint Paul, argumentant adhominein, constate qu'elle implique la croyance à la résurrection corporelle. Tertullien reproduit le raisonnement de l'Apôtre ^. D'ailleurs, il ne dissimule pas son mépris pour cette pratique superstitieuse, et renvoie ceuxquilapprouveraientàrantique calendrier romain : peut-être trouveront-ils là-dessus, au mois de février [februum, purification) ^, des explications que le christianisme ne fournit pas.
4" La justification baptismale exige deux conditions : la foi et la conversion du cœur.
On se rappelle que le baptême est comme le sceau de la foi — obsignatio fidei. — Nous avons relevé ^ des expressions où l'on aperçoit, bien vague encore, la notion du caractère sacra-