Cor
ej'us. Dehinc ter mcri>ita/)i(ir, amplius aliquid respoiidentes quaniDoniinus in Evangelio delerminavit. Indesuscepti, lactis et mollis coticordiam priiegitstamus, exque ea die lavacvo cotidiano per totam hebdomadem abstinenius. Ces mots résument de la manière la plus heureuse le 29'' canon dit de saint Hippolyte, où se trouve retracée la liturgie baptismale de l'Eglise romaine vers l'an 200 : examen préalable et confession devant l'évèque '; renonciation publique à Satan^; profession de foi aux trois personnes de la Trinité, suivie d'une triple immersion'' ; manducation du lait et du miel ', symbole dune enfance renouvelée dans le Christ.
3° Les idées deTertullien sur la nullité du baptême des hérétiques [B. 15) étaient celles de son pays et de son temps. Sans nous y arrêter, remarquons l'énergie avec laquelle il affirme Tunité, conséquemment lanon-itérabilité du baptême chrétien. Sur le baptême de Jean, il aémis une théorie singulière (B. 11) : les Apôtres, du vivant de leur Maître, n'auraient conféré que le baptême de pénitence, ainsi que Jean : le baptême chrétien ne pouvant exister qu'après la passion et la résurrection du Christ. La pensée ne lui est pas venue d'attribuer aux mérites de cette passion un effet rétroactif. Non moins singulière est la supposition que d'après Joan. 13, lOi un baptême quelconque peut suflire en tout état de cause [B. 12). Il s'en montre d'ailleurs mal satisfait, et cherche d'autres expédients pour résoudre la difliculté concernant les Apôtres. Mais comment, alors qu'il vient de citer {B. 10) Act. 19, 2. 3, ne s'est-il pas souvenu que les disciples de Jean, baptisés par lui, passent par un autre baptême Act. 19, 5 pour recevoirle Saint-Esprit ? Cette observation suffisait pour ruiner son étrange idée de l'équivalence des deux baptêmes. C'est encore une singularité que l'explication du baptême de feu par la damnation éternelle
l^C'rtn. llijqjohjl. 20, l((2sq. — T. u. U. t. G.]). 91.