Edm. Le Blant, op. cit., c. (>, p. 51 sq
3. Dif/est., 48, 4, 1 : Ulpianus 1. Vll° do oflicio proconsiilis. Pro.ximuiu sacrilogio criinon est quod majostatis dicitur. Majostatis aiitem crinion illud est quod advorsus populum roniaïuini vol adversus sccuritatem ejus committitur; que tonotur is ciijus opoi-a dolo malo consiliiim initiim orit quo... coetiis convonlusvo fiât.
4. />/.'/., 47, 22, 2 : Ulpianus 1. VI" do ofl'. procousiil. Qiiisquis illicitum coUogiuni usiwpaverit, ca poena tonetur qua tonontur qui hominibus arniatis loca publica vol torapla occupasse judicati sunt.
5. Ap. 10 : Sacrilegii et luajestatis i-oi conveniuuir. Suimiia iiaec causa, immo tota est.
6. Voir le ro(piisitoii'0 du consul contre les Bacchanales (7'. Liv., 39, 15. IG); les recommandations do Mécène à Augu.ste contre les religions étrangères (Dion Cassius, 3, 30), et autres souvenirs rai)polés par il. Le Blant, p. 08. 09.
7. Paul, Sent. 5, 29, 1 : Iliuuiiiori^s Ijostiis obiciuntur vol \ ivi oxui'untur; honostiores capito puniuntur.
TIlÉOLOCilE DE TEHTLLLIEN. 25
3SG TiiKoi.ooii: DE TF.nTui.i.inx.
laissée aa libre arbitre du magistrat ', on se demandera si vraiment Rome eut besoin de forger de nouvelles armes pour lutter contre le christianisme. Au témoignage de Lactance ^, Ulpien, au livre VII de son traité de officio proconsulis, avait réuni les constitutions d'empereurs et consultations de juristes relatives au délit de christianisme : on peut croire que ce travail ne nous apprendrait pas grand'chose sur la législation persécutrice, et que le Digeste en a conservé presque tous les lambeaux.
L'autre école insiste sur ce fait que le nom de chrétien fut de bonne heure inscrit dans la loi, et le début de Y Apologétique paraît décisif en sa faveur. L'auteur est un légiste qui parle à des magistrats, et la précision juridique de son langage ne permet guère de douter qu'il ait voulu retracer l'origine et les progrès d'une législation spéciale ^.
La procédure contre les chrétiens était en pleine vigueur au temps de Pline, qui s'excuse de la mal connaître '*. Or la persécution de Domitien navait fait que passer : il est peu probable qu'elle ait laissé des traces profondes dans le code. Reste Néron, demeuré dans le souvenir des chrétiens comme le premier persécuteur, et dont l'histoire, même profane, atteste les cruautés. Il est dès lors naturel de rattacher à ce règne l'origine des lois persécutrices, et sur ce point Tertullien apporte un témoignage formel : parmi tant d'actes de Néron, un seul demeure en vigueur : celui qui frappe les chrétiens "'. h'' Apologétique nous livre même probablement la formule de