Ap
4. Pline le J., Ep. 10, 90 : Cognitionibus de christianis interfui nuiiquani : ideo nescio quid aut quatenus aut puniri soleat aut quaeri.
5. 1 N. 7 : Sul) Nerone damnatio invaluit, ut jam hinc de persona pei-secutoris ponderetis : si plus ille princeps. inipii christiani: si justus, si castus, injusti et incesti christiani; si non hostis publicus, nos publici liostes: quales simus, danuiator ipse deraonstravit. utique aemula sibi l)uniens. Et taiacn perraansit era-sis omnibus hoc soliim institutum neronianuni.
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cette loi, en relevant cette parole hautaine : Non licet esse vos '. îl semble que nous tenions le texte même dont s'armait le proconsul : Xon licet esse chn'stianos ; et les actes des martyrs prouvent que bien souvent Tenquéte se bornait à constater que l'inculpé persistait à se dire chrétien -. D'ailleurs, en vertu d'une assimilation déjà ancienne, les noms de sacrilèges et de rebelles reparaissaient dans les remontrances des magistrats •', comme équivalents au nom de chrétiens; mais on voit que plus d'un hésitait devant cette assimilation, et Pline représente avec naïveté cette humanité du fonctionnaire encore novice, qui ne sait ce qu'il faut punir : des crimes avérés, ou le nom, considéré comme présomption de crime ''? Enfin le caractère exceptionnel de cette action judiciaire ressort principalement du rôle qu'y remplit la torture, par laquelle on veut obtenir, non comme d'ordinaire un aveu franc, mais un lâche désaveu. A tous ces égards, le témoignage de l'épître à Trajan a d'autant plus de valeur qu il est, pour ainsi dire, plus impersonnel, qu'il émane d'un fonctionnaire plus scrupuleusement soucieux de légalité. Les sommations d'honorer les dieux et l'image impériale n'ont qu'un but dans la pensée du gouverneur de Bithynie : avérer le délit de christianisme, et la persévérance dans ce délit, cause des rigueurs de la loi^.
1. Ap. 4. — La mOmo forkiuilc se retrouve dans les Actes d'ApoUonios, martyr du ii" siècle, 23 (Analecta Bullandiana, t. M (1895), p. 290) : Tô êÔYfia xf,; a^jy/.lT^-cov âaîîv -/pKTxiavoy; [i^ e'va-., (^t dans Sulpico Sévère, Chron., 2, 29 : Post etiaiii datis Iegil)us religio vetabatur, palamque edictis propositis christianum esse non licebat.