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'j. Prax. 1.
(i. Elisèbf, //. E. "2, i't. G : 'E/./.ÀriTiaGT'.y-o; à<y;p Fà.o; ovo(J.a. xa-:à Zî^-jpïvov
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dans la personne de Caïus; que ce l*roclus fui personnellement connu et estimé de Tertullien '.
Il y a tout lieu de croire que le montanisme ne se posa point tout d'abord en rival de la grande h^glise. Ce n'est guère ainsi que s'acclimatent les nouveautés doctrinales au sein du christianisme, et sans doute des inliltrations lentes dans quelques communautés catholiques préparèrent la manifestation ouverte de l'esprit phrygien. Comme il avait certains côtés inoffensifs, édifiants même, il put passer inaperçu, jusqu'au jour où des voix autorisées dénoncèrent le péril et où une scission s'opéra entre l'orthodoxie et les groupes contaminés. Tertullien luimême paraît avoir gardé quelque temps une position moyenne, sollicité d'un côté par l'attrait de la prédication orientale, retenu de l'autre par son attachement à l'Eglise mère. Il n'était pas seul à compter des amis dans les deux camps. Depuis longtemps on a relevé dans la passion de sainte Perpétue et de ses compagnons des traces d'esprit montaniste -, et il semble raisonnable d'admettre que le collecteur anonyme de ces actes avait subi l'influence de la prophétie nouvelle ■*. Nous n'en dirons pas autant de ces martyrs eux-mêmes, et l'opinion qui leur attribue un montanisme prononcé, pour répandue quelle
'Pwixatwv Yeyovài; ÈTticxoTtoV ô; ô/) np6x),w TVÏ;xaTà <I>pOYai; 7cpo'i'jia\t.hiù yvwfirii; èyypaçw; SiaXeyOet;. .. — 3, 31, 4 : Kai Èv tw Taioy ôè, o-j npÔT^îv Èaviôa6rj(i.£v, ô'.a/ôyw np6x)>0!;... — 6, ~0, 3 : H/ôs 6e si; ri(J.àç xat Tatou Xoyiw^àxoy àvôpô; 8tâ).oyoi;, èm Tw^ay); xatà Zsçupivov Trpô; IIpôxXov t^; xaià <l>p-jya; a.'.ç>éaeu>z y,7t£p[ji.a-/oùvxax£xtvrj(X£voi;. — Cl'. Ilaniack, .4 C L p. 001-6(t3.
t. Val. 5 : Prociilus noster, virginis senectae et christianae olo(|uontiao diynitas. — On remarquera que le nom de Proclus est ici associé aux noms de trois auteurs orthodoxes : Justin, Irénée, Miltiade.
2. Passlo SS. inarlyrum Perpeluae et FelicUalis, praefat. : Sed viderint quiunam virtutem Spiritus unius sancti pro aetatibusjudicent îemporum, cum majora reputanda sint noviciora quaeque ut novissimiora, secundum exuberationem gratiae in uitima saeculi spatia décréta (.Joël 2, 28. 21); Act. 2, 17. 18). Itaque et nos qui, sicut proplietias, ita et visiones novas pariter repromissas et agnoscimus et honoramus, ceterasque virtutes Spiritus Sancti ad instrumentum Eeclesiae deputanius...; Ib. fi, 4 (fin) : (Gloriam D. N. J. C.) qui magnificat et lionorificat et adoi-at, utique et liaec non minus veteribus exempta in aedilicationem Eeclesiae légère débet, ut novae quoque virtutes unum eteundem senijx'r Spiritum Sanctum usque adhuc operari testificentur.
3. Voir cependant l'argumentation de Uiiinart (Pru/i'i/omcim, ij. 7) contre Valois.
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soit encore ', nous paraît tout à fait insoutenable. Le cardinal Orsi Ta réfutée - avec un grand luxe d'érudition, et un pareil effort n'était peut-être pas nécessaire. Sainte Perpétue et ses compagnons ont laissé dans la tradition catholique le souvenir le plus pur et le plus édifiant; aucune ombre ne plane sur leur orthodoxie. Les éloges do Tertullien ■', s'ils étaient seuls, seraient justement suspects; mais ceux du diacre Pontius ', biographe de saint Cyprien, ne le sont pas, et bien qu'il ne nomme pas nos martyrs, on ne peut guère douter qu'il ne les ait en vue, dans son allusion à une collection d'actes datant de cette même persécution. Il y a plus : leur culte est attesté dans Léglise de Rome au milieu du quatrième siècle par le calendrier philocalien •^. Au cinquième, saint Augustin prononçait jusqu'à trois sermons^ Z)e nalali Perpetuae et Feliciiatis. Leur passion ne leur assigne point une place à part entre les martyrs de la même persécution; et si elle parle de visions et de prophéties, on n'est pas fondé à voir dans ce fait seul un indice de montanisme. On a beaucoup insisté sur l'apparition du bon Pasteur ', et l'on a cru reconnaître, dans la bouchée de fro-
1. Xoeklechen (p. 213) n'i'u doiito pas lo moins du monde. — Voir aussi T. u. U. 5, 2 p. 17 sq.
2. Orsi, Dhserlatlo apoloijcllca pro S S. Perpetuae, Felirilalis et socioruin orlhodoxia (1728); roproduit dans Mi^no, P. L. t. 3, p. Gl-170.
3. An. û5 : Poriiotua fortissima martyr sub dio passionis in rovolationo paradisi solos illic comniartyres suos vidit.
4. Pontius, Vila Cypriani, 1 : Durum erat ut, cuni majores nostri plcbeis et catochumonis martyrium consecutis tantuni honoris j)ro niartyi'ii ipsius vonoratione tribuci'int, ut do passionibus eorum muita aut ut propo dixcrini ])aone cuncta conscripsei-int.ulique ul ad nostram quoquo notitiam qui nonduni nati liiimus iH-rvcnircnt. (Jypi-iani tant! sacordotis et tanti martyris pa.sslo pi-actcrirctur.
5. Calendrier dressé en 354 par ordre du pape Libèi-e. (Publié par le P. Boucher S. J., dans son owwàgG De doclrina lemponnn, Anvers, 1631). Ou y lit : Xonis Marlii. Perpelwie et Felicilalis Africae.