‹ La théologie de TertullienChapitre 41 sur 455 · I. Voir c. III, Z 2, p · texte numérisé non relu

I. Voir c. III, Z 2, p

5. Sur la portée de c<; tt'moignas'e rendu à Dieu pai' 1 aine, et sur les harmonies du dogme chrt'tien avec la natun» humaine, voir Ms' Freppel, t. 1, 9° leçon, p. 178-18:). — On a parfois présenté Tertullien comme un pui- fidéiste, ipii n'admettrait d'autre connaissance de I)i(Mi que celle (pi'on puise dans l'Écriture. lAinsi Ilauschild, Rallon. Psyc/iolu;/ie und Erkennlniiis Théorie TertuUuins. Frankfurt a. M. 1880, p. 2). Nous croyons avoir suflisamment prouvé la fausseté de ce point de vue.

7. Voir K. Agahd, .1/. TcretUil l'arroiiis anliijiiitulinn re)'um diinnaridn libri 1. 14. I."j. I(J, .lahrb. f. Klass. Philoloi/ie, 24 Siipplemenlband (18M8) p. 40 sq. — yw Freppel (t. 1, leçon û) e-;(piisse un i)arallèle cnlre Tertullien et Cii'('ron a<lversaires du polytliéisme (voir le de nalura deurum).

/i2 Tiii:oLo<;ii: de tehtulliex.

de la nature, inventés par les pliilosophes; 2) dieux du mythe, créés par les poètes; 3) dieux des nations, adoptés par le peuple,

1) La philosophie n"a pas été heureuse^ dans sa recherche de la divinité. Elle a puisé à bien des sources, même à celle des Écritures divines; mais ce qu'elle y avait trouvé, elle l'a corrompu; chaque philosoplie a forgé des dieux selon sa fantaisie. Quelques-uns ont divinisé les éléments du monde '■^, et tiré de là des générations de dieux. Idée absurde, soit qu'on dise avec Platon que le monde a été fait, soit qu'avec Epicure on pense qu'il s'est formé sans le concours de personne. Impossible d'admettre des dieux qui ne sont pas éternels, à plus forte raison des dieux qui vivent et qui meurent. Varron ne peut échapper à cette dernière conception, lui qui considère les astres comme des animaux parce qu'il ne trouve pas hors d'eux-mêmes le principe de leur mouvement. Il faut laisser cette rêverie aux Egyptiens, adorateurs d'animaux, et, avec Zenon, reconnaître que Dieu est distinct de la matière du monde ^,

D'autres se sont avisés d'adorer les éléments matériels à raison des services qu'ils rendent à l'humanité : le soleil parce qu'il éclaire le jour et mûrit les moissons, la lune parce qu'elle console nos nuits et guide les navigateurs, la terre parce qu'elle nous porte et nous nourrit, et ainsi du reste : ils s'arrêtent au phénomène au lieu de remonter à la cause. Pourtant celui qui entend jouer de la flûte en sait gré, non à l'instrument, mais à l'artiste; celui qui se sent blessé s'en prend, non à la lance, mais à celui qui a porté le coup : de même à travers les bienfaits de la nature il faut voir le moteur intelligent, à qui seul doit aller notre reconnaissance. La condition des astres montre assez qu'ils ne sont pas dieux '•" : Tertullien n'en veut

Cicéron avait, par politique, ménagé la religion d'État; l'apologiste chrétien n'épargne pas cette dernière idole.

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