‹ La théologie de TertullienChapitre 435 sur 455 · Pud. il · texte numérisé non relu

Pud. il

■2. Voir c. V, ;:> -2. p. -ilô, n. 7 {Or. i et li. ti).

3. ^'oir ei-d»^ssus l'observation relative à riioinicidc et au lilaspht'iuc, p. 487. n. 1.

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liautaine et usurpe une autorité qui ne lui apparli(mt pas. En exceptant certains péchés des pardons de IMo^lise, il se voit conduit à nier le pouvoir des clefs. En reléguant lEglise chrétienne dans la sphère du Paraclet. il a perdu de vue tout lien de communion entre les membres de cette hlglise. Ces innovations ont eu pour effet d'une part d'aggraver l'opposition déjà réelle entre FEglise et le siècle, d'autre part de substituer à l'Eglise visible et hiérarchique, héritière de l'enseignement et du pouvoir des apôtres, une Eglise où il n'y a plus de sacerdoce, ni d'autre investiture que celle de l'Esprit.

Tel est l'aboutissement logique du mouvement d'émancipation suscité par la prédication montaniste. A ses débuts, et longtemps encore après ses débuts, TertuUien vénérait la majesté du sacerdoce chrétien ^. S'il lui arrive de dire, après saint Pierre (iPet. 2,9) et saint Jean (Apoc. 1, 6; 5, 10; 20, 6) que tout chrétien est prêtre -, il ne méconnaît pas la distance qui sépare ce sacerdoce large et métaphorique du sacerdoce proprement dit. et réserve expressément les droits de la hiérarchie ecclésiastique ^. Mais du jour où il prit en main la cause de la nouvelle prophétie, par la force des choses il se trouva le porteparole et le porte-étendard de l'élément la'ique, en voie d'insurrection contre les chefs de l'Eglise. Ceux-ci devinrent de faux pasteurs '• , lions dans la paix, cerfs au combat, toujours prêts à fuir devant le loup '\ L'épiscopat ne fut plus que la

1. Sous le pape Zëphyrin, Caïus opposait au montaniste Proclus la tradition apostolique de Rome. Eusèbe, H. E, 2, 25, 7 : 'Eytb oï xà xpÔTtaia Twv àuoijTàlMv £y wÔ£ïEai. 'Eàv ■^oi.pHe\ri'7rt' àTtîXOeîv ètù tôv Bariy.avôv y; èttI tt;v ôSov T/jv 'Qaiiav, sup:^(7£i;Tà xpôuocta T(ov Ta'jxriv âôpuTajxlvtov t/jv èv.x).r;(TÎav. TertuUien ne parlait pas autrement. Pr. :J6. Mais dans Pud. son attitude envers Rome a bien changé.

2. Or. 28 : Nos .sumus veri adoratores et veri sacerdotes, qui spiritu orantes spiritu sacrilicamusorationom, liostiam Dei propriam et acceptabilem, quam se. requisivit, quam sibi prospexit. — La prière, hostie spirituelle de ce sacrifice, n'est pas l'hostie propre du sacrifice eucharistique.

3. B. 17 : Dandi quidem (baptismi) habet jus sunimus sacerdos, qui est episcopus; dehinc presb}^t,eri et diaconi, non tamen sine episcopi auctoritate, propter Ecclesiae honorem, quo salvo salva pax est. — Pal. 4 : Super omnes apices et tutulos sacerdos suggestus. — Cor. 3 : Eucharisliae sacramentum... nec de alioriim manu quam praesidentium sumimus.

4. Cor. 1 : Novi et pastorcs eoruni in pace leones, in proelio cervos.

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