‹ La théologie morale et les sciences médicalesChapitre 10 sur 99 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Aperçu physiologique. — Mesure approximative «le l'intelligence humaine. — Snanitë des données phrénologiques pour la connaissance de l'homme intellectuel et moral. — Des localisations cérébrales.

[L'anatomie est la science de la structure des organes ; la physiologie est la science de ces mêmes organes en état d'activité , autrement dit la science des fonctions de ces organes. La physiologie est donc la science des phénomènes dont l'ensemble constitue la vie ; en un mot, c'est la science de la vie ; et, par une extension très légitime de son objet, la phy-

siologie est la science de la nature de l'homme.] Les fonctions de l'économie humaine sont relatives à la conservation de l'individu ou à l'entretien de l'espèce. Les premières mettent l'homme en rapport avec tous les corps qui l'environnent, ou contribuent à l'entretien et à l'accroissement de son propre corps; telles sont, d'un côté, les fonctions de relation, les sensations externes, la vue, l'ouïe, l'odorat, etc., les fonctions intellectuelles , affectives et morales, les déterminations motrices et la locomotion, la voix et la parole ; et, d'autre part, les fonctions de nutrition, la digestion, l'absorption, la circulation, la respiration, l'exhalation, la sécrétion, la nutrition, etc. Les fonctions relatives à la conservation de l'espèce ou de la génération, sont la conception, la gestation, la parturition, la lactation, etc. Telles sont les principales fonctions dont la connaissance fait l'objet de la physiologie humaine.

[L'homme réunit ainsi, dans les divers modes d'activité dont sa vie se compose, la sphère des actes nutritifs, que l'on retrouve dans toute vie organique, la sphère de la sensation et du mouvement, qui appartiennent plus spécialement au régime animal, et la sphère de l'activité intellectuelle consciente et morale, véritablement humaine, ou particulière à l'homme. [La puissance de l'activité intelligente qui domine toutes les autres fonctions est assez généralement en rapport avec le développement du cerveau, et avec certains caractères de complexité de cet organe; telles sont, entre autres, les proportions qu'il affecte avec le volume de l'organisme vivant qu'il dirige; enfin les différents sujets témoignent d'autant plus d'intelligence que leur cerveau est plus développé.

On comprend par là qu'une appréciation du développement de l'encéphale permette de supputer approximativement la mesure de l'intelligence. On s'est appliqué à apprécier les développements de l'en-

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