‹ La Théophilanthropie et le Culte Décadaire, 1796-1801Chapitre 14 sur 519 · I.E Cül.TE RÉVOLITIONN AIRE SUBSISTE F. N PRINCIPE · texte numérisé non relu

I.E Cül.TE RÉVOLITIONN AIRE SUBSISTE F. N PRINCIPE

ont donné l’existence au culte révolutionnaire. Bien mieux, dans le temps même, où ils supprimaient la constitution civile du clergé (2°jour sans-culottide an II), et votaient les lois sur le libre exercice des cultes, ils songeaient à maintenir, à perfectionner la religion officielle, qu'ils ne désespéraient pas d’opposer victorieusement aux religions révélées. Institué pour faire disparaître de la mémoire du peuple tout ce qui peut entretenir les erreurs religieuses, pour « substituer aux \isions de l’ignorance les réalités de la raison et au prestige sacerdotal la vérité de la nature* », le calendrier républicain est maintenu, comme inhérent à la forme du gouvernement.

Chaque décadi, disait le décret du i \ i 6 frimaire an 11, « les lois seront lues aux citoyens dans un lieu public, soit par le maire, soit par un officier municipal, soit par les présidents de section ». Cette lecture décadaire des lois, noyau et prétexte de la cérémonie civique, reste théoriquement obligatoire.

A plusieurs reprises, la convention thermidorienne essaie de restaurer et de compléter l’organisation des fêtes décadaires commencée par le décret du îcS floréal1 2. Il est à remarquer que des catholiques comme Grégoire3 ne furent pas toujours hostiles aux institutions républicaines. Ils espéraient peut être les concilier avec la religion catholique réformée.

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