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Les Résistances. — Les catholiques. — Le clergé constitutionnel avait d’abord applaudi au 18 fructidor, qui Mathiez. a 8
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le débarrassait de la concurrence, de plus en plus redoutable des insermentés1. Plusieurs membres du concile national, alors assemble, avaient même proposé jusqu’à trois reprises de voter des félicitations au Directoire et aux Conseils, et de chanter un Te Deum à Notre-Dame pour célébrer la victoire de la République2. Cet enthousiasme s’éteignit et se changea tout-à-coup en cruelle déception avec les premières applications du programme de La Réveil ière.
Alarmés par le progrès de la théophilanthropie, par les circulaires ministérielles sur le décadi, par les projets de culte national discutés aux Conseils, les constitulionels, d’abord un peu désorientés, résolurent de faire tête à l’ennemi.
Le concile national, dans ses dernières séances, s’occupa des mesures à prendre contre la théopbilanthropie, sans s’arrêter toutefois à une décision ferme3 4. Le concile terminé, sa commission permanente résolut de répondre à la circulaire du ministre de l’intérieur, qui invitait les prêtres à transférer leurs grand’messes au décadi ".
Conçue en termes violents, cette réponse5, œuvre des évêques réunis, dénonçait la persécution nouvelle, « suscitée par des hommes qui, craignant l’ineffaçable flétrissure qu’imprime la qualité de persécuteurs, veulent tourmenter les chrétiens sans en avoir le renom », mais qui n’échap-
1. « Nous pourrions y applaudir (au coup d'Etat) si nous ne songions qu’à nous-mêmes. La manière dont sont traités les dissidents semble être pour nous une espèce de triomphe. » (Detorcy, lettre du 7 septembre 1797). « On a lieu de penser, écrivait le même, le 3 septembre, que le gouvernement, sans paraître nous favoriser, est plutôt prêt à nous seconder qu’à contredire nos vues », Corresp. publiée par E. -lovy dans le Bulletin de la soc. des sc. et arts de 1 ilry-le- François, 1898.