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\ . « J’assistai deux fois, dit-il, à leur assemblée et toujours je crus qu'ils eussent fait plus sagement de se qualifier simplement du nom d'assemblée de morale ou de leçon de morale... Mais un de leurs prosélytes me donna une raison solide de leur détermination. C’est, me dit-il, qu’il y a dans la Constitution française un article qui établit la liberté des cultes, et il n'y en a point qui autorise la liberté des assemblées ou des leçons de morale. A cette réflexion je ne répondis rien ; je me contentai de dire en moi-même : y aurait-il dans ces assemblées lliéophilanthropiques quelque chose d’étranger à l’esprit prétendu de cette nouvelle association ? J’en découvrirais clairement la marche, si on venait un jour à y déifier Robespierre ou à le regarder comme le proto-martyr glorieux do cette société... » (p. 3).
'2rj8 LE LENDEMAIN DE FUUCTIDOU A I'AIUS
comparaison assez curieuse entre la Ihéophilanlhropie el la maçonnerie1.
Déjà Guyot avait développé les mêmes considérations, souvent dans les mémos termes, dans un précédent pamphlet, La paix et /'union entre les Français 2 3.
Quittant le ton relativement modéré de Guyot, un anonyme, qui signe F r . .1. appelait les catholiques à la résistance dans Le théophilanlhrope dévoilé « Il était réservé à notre siècle de voir sortir du milieu des décombres et des ruines accumulées par la Révolution un fantôme formé ries vapeurs pestilentielles de l’impiété, de l’ambition et de l’orgueil. Sur son front est écrit Théos. Il a paru sous les auspices d’un régime révolutionnaire, destructeur de tout principe de morale et de politique. Evoqué par la conjuration d’un monstre, dont le nom est en horreur (Robespierre), le théophilanlhropisme était rentré dans le néant à la mort de son prêtre, aujourd’hui il reparaît et se montre enfin à découvert... » Et hauteur continuait sur ce mode, indigné et amer, à dénoncer les crimes des nouveaux terroristes.
1. Cette accusation de continuer la maçonnerie fut assez sensible aux théophilanthropes, qui y répondirent dans leur journal officiel L’Echo du io nivôse an \ I (n° do) : « Les maçons, autrefois défenseurs ardents des droits de l’homme, sont devenus les instruments du royalisme et des despotes. . . » L’Écho demandait ensuite que les réunions maçonniques fussent interdites, car « les Mais maçons n’en ont plus besoin et c’est au grand jour qu'ils doivent chercher la lumière. » Celle réponse était valable pour une certaine part, car il est certain que plusieurs loges, existant encore tant à Paris qu’en province, étaient devenues royalistes (A oir à ce sujet le document publié dans la Révolution française du i!\ septembre 1899 n°lrc article: « La Franc- Maçonnerie en l’an VII et en l’an VIII » (lit., n" du i/j janvier 1901).