‹ La Théophilanthropie et le Culte Décadaire, 1796-1801Chapitre 189 sur 519 · I.ES I' V M PHI. ETS · texte numérisé non relu

I.ES I' V M PHI. ETS

Le 10 nivôse, à Saint Sulpice, l’évêque Audrcin affichait sur les murs de l’église, déjà occupée par les théophilantliropes, une invitation aux fidèles à venir entendre une apologie de la religion contre les novateurs' . L’évêque Loyer peu après consacrait un prône à la tliéophilanthropie1 2 3.

Les simples fidèles et les prêtres subalternes n’avaient pas attendu pour agir le mot d’ordre des chefs.

Les pamphlets. — - Dès la première heure, les pamphlets catholiques, comme avant fructidor, mais en plus petit nombre, répondent aux pamphlets ihéophilanthropiques. Dans un écrit intitulé par antiphrase L I nu <les théophilanthropes' , le ciné Guyot dénie le nom de culte à la théophilanlhropie, il insinue que ses adhérents sont des membres des comités révolutionnaires, qui ont pris le masque religieux pour tourner la loi qui défend les clubs ' et prévient charitablement le Directoire qu i I fait fausse route en protégeant la nouvelle secte, car « c’est le sur moyen de faire détester la République par la grande majorité des Français, qui est chrétienne », il dénonce enfin la correspondance qu’entretiennent entre elles les différentes sociétés théophilanthropiqùès — dans lesquelles il voit une renaissance des Jacobins — et, après une critique assez serrée du déisme, dont il montre les contradictions et les insuffisances, il conclut par une

1. Ceci scandalisa fort Moucher La Hichardière qui nous le rapporte dans son livre analysé plus haut : De l'influence de la Dévolution sur le caractère national.

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